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Débat sur le viol sur VivaCité: le CSA classe le dossier sans suite

Le régulateur a toutefois décidé d’appeler la RTBF à « la plus grande vigilance » concernant le traitement médiatique des violences sexuelles.

Temps de lecture: 2 min

Le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) a décidé de classer sans suite le dossier concernant un débat sur le viol en janvier 2018 dans l’émission « C’est vous qui le dites » de VivaCité, la chaîne radio « grand public » de la RTBF. Néanmoins, le régulateur des médias a appelé la RTBF « à la plus grande vigilance en matière de traitement médiatique des violences sexuelles ». Pour rappel, le sujet du débat du 12 janvier 2018 de VivaCité était annoncé comme ceci : « On peut jouir lors d’un viol je vous signale ». Brigitte Lahaie l’a dit hier sur BFM TV. Vous lui répondez quoi ce matin ? ». L’émission, animée à l’époque par Benjamin Maréchal, accueillait des journalistes dans son studio et relayait les réactions des auditeurs.

45 plaintes au CSA

Le Secrétariat d’instruction du CSA avait été saisi de 45 plaintes relatives à ce débat. Un débat transformé en polémique qui avait d’ailleurs conduit au départ de Benjamin Maréchal, aujourd’hui animateur des « Pigeons » sur La Une. Après écoute, le régulateur avait estimé que le programme était susceptible de poser question au regard du respect de la dignité humaine et de l’égalité entre les femmes et les hommes. Pour cette raison, le CSA a demandé l’avis de l’Institut pour l’égalité entre les femmes et les hommes (IEFH).

Selon l’IEFH, l’idée selon laquelle « une victime ayant eu un orgasme durant le viol aurait eu du plaisir fait partie des mythes au sujet des agressions sexuelles ». Le CSA estime donc que les intervenants n’ont pas contextualisé correctement le sujet des violences sexuelles et ont participé « à véhiculer une idée fausse sur ces violences, en relayant des propos associant le viol à la notion de plaisir ». C’est dans ce sens que le régulateur a décidé d’intervenir auprès de l’éditeur pour l’appeler à « la plus grande vigilance au regard du traitement médiatique des violences sexuelles ».

 

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3 Commentaires

  • Posté par Linard André, mercredi 3 juillet 2019, 16:59

    Le 24 avril dernier, le Conseil de déontologie journalistique a constaté à l'unanimité que la RTBF et l’animateur Benjamin Maréchal avaient transgressé cette déontologie parce que « le média n’a pas suffisamment pris la mesure de la gravité du sujet » et qu’en n’informant pas sur le caractère criminel du viol, «il n’a pas permis aux auditeurs d’en prendre la totale mesure » (avis 18-11 du 24 avril 2019).

  • Posté par Demartin Marie-paule, mercredi 3 juillet 2019, 12:11

    Un viol est un viol punt aan de lijn. Faire un débat "show" sur ce sujet était en lui-même une insulte aux violé(e)s. "Plus grande vigilance", "estompement de la norme" mais bon sang quelle bande d'hypocrites ! Pour faire du fric et de l'audience adieu l'honneur et la dignité !

  • Posté par Lambert Paul, mercredi 3 juillet 2019, 11:08

    Il leur a fallu quasi 18 mois pour donner leur avis, après on s'étonne qu rien n'avance dans notre pays

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