Charles Michel reste Premier ministre, président du MR et négociateur en chef jusqu’au 1er décembre

Charles Michel
Charles Michel - Belga

Charles Michel qui a été élu hier par ses pairs à la présidence du Conseil européen reste Premier ministre du gouvernement d’affaires courantes en Belgique jusqu’à l’installation d’un nouveau gouvernement fédéral, tout au moins jusqu’au 1er décembre, date à laquelle il prendra ses nouvelles fonctions, a indiqué mercredi sur Bel RTL Georges-Louis Bouchez, porte-parole de la campagne électorale du MR. Charles Michel restera également président du MR jusqu’aux mêmes termes, et négociateur en chef des réformateurs pour tous les niveaux de pouvoir auxquels le MR sera convié en vue de la formation de gouvernements.

«Dans les prochains jours, il va mener les consultations nécessaires, en interne mais aussi avec les partenaires du gouvernement, avec le Palais, prendre les décisions, collectivement, pour qu’il y ait à la fois un gouvernement stable au niveau belge, qui puisse continuer pendant cette période d’affaires courantes qui sera plus ou moins longue, et de l’autre côté, un Mouvement réformateur qui sera robuste et qui pourra se redéployer», a dit M. Bouchez. La suite des événements, après le 1er décembre, dépendra du résultat des consultations mais «il n’y a pas de raisons a priori de changer de formation politique pour un Premier ministre en affaires courantes», a-t-il ajouté, rappelant les différents paramètres en jeu dont la désignation d’un nouveau Commissaire européen pour la Belgique.

Charles Michel reste également le négociateur en chef du MR en vue de la formation des gouvernements, disponible notamment au niveau wallon. «Et je crois que nous aurons quand même un gouvernement wallon avant le 1er décembre. Avec nous ou sans nous, nous verrons mais on ne va pas pouvoir consulter indéfiniment», a-t-il dit en référence à la consultation de la société civile menée actuellement par le PS et Ecolo.

Le MR uni

Certains observateurs spéculaient ces derniers jours sur un radoucissement du climat de tensions entre les socialistes et les écologistes d’une part, et les réformateurs d’autre part, après le départ de Charles Michel, qui a concentré sur la personne du Premier ministre d’un gouvernement fédéral largement minoritaire dans la partie francophone du pays, l’ensemble de l’opposition au sud du pays. Selon cette analyse, l’apaisement des tensions pourrait favoriser un rapprochement en vue de la formation des gouvernements, singulièrement en Wallonie. «C’est Charles Michel qui reste aux commandes et je vais même aller au-delà: ceux qui pensent qu’il y aurait une ligne Charles Michel et une ligne d’un autre, Didier Reynders ou d’autres, j’entends un peu de tout, ils en seront également pour leurs frais», a répliqué le porte-parole. «L’ensemble du Mouvement réformateur est uni derrière la ligne que nous avons appliquée pendant la campagne, derrière notre programme; il n’y a pas de différences entre les différentes personnalités sur la ligne à adopter», a-t-il précisé.

 
 
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