Charles Michel à la tête du Conseil européen, «un habitué des coalitions impossibles» (revue de presse européenne)

Charles Michel à la tête du Conseil européen, «un habitué des coalitions impossibles» (revue de presse européenne)

Le Premier ministre belge Charles Michel, a été élu mardi soir par ses homologues européens pour présider leur cénacle du Conseil européen. La presse belge a souligné l’effet surprise de la nomination de Charles Michel. Quant à la presse européene, la surprise vient plutôt d’Uursula von der Leyer qui a été élue présidente de la Commission européenne. C’est le jeune âge de Charles Michel (43 ans) et son parcours politique qui sont mis en avant dans la presse internationale.

Libération consacre sa une à Urusula von der Leyer, « la surprise de la cheffe ». Quant à Charles Michel, le journal français dresse ce portrait : « C’est la figure libérale de cette vague de nominations. Charles Michel, 43 ans, va quitter son poste de Premier ministre belge pour prendre la tête du Conseil européen. Démissionnaire depuis décembre 2018, suite à l’éclatement de son gouvernement de coalition, il ne faisait plus qu’y expédier les affaires courantes. Chez les Michel, la politique est une affaire de famille. Le père de Charles, Louis Michel, était déjà le leader des libéraux francophones et ministre des Affaires étrangères dans les années 1990, avant de devenir commissaire européen puis d’être élu au Parlement de Strasbourg, où il siège toujours. Le fils Michel est lui un modèle de précocité : il entre au gouvernement wallon à 25 ans, puis au gouvernement fédéral à 32 ans, avant d’en prendre la tête en 2014. Il espérait alors que son programme de libéralisation économique permettrait d’aplanir la querelle linguistique qui mine la Belgique. À la tête du Conseil européen, il devra désormais arbitrer les désaccords entre les 28 chefs d’État et de gouvernement de l’UE. »

Charles Michel, un habitué des coalitions impossibles

Le Figaro dresse un portrait élogieux de Charles Michel. « À 44 ans à peine, deux ans de plus exactement qu’Emmanuel Macron, né un 21 décembre comme lui et avec lequel il entretient des relations très cordiales, il représente la jeune génération. Mais force est de reconnaître que Charles Michel, premier ministre de Belgique par intérim, a d’indéniables atouts pour succéder au Polonais Donald Tusk et assumer le poste délicat de président du Conseil européen, auquel il a été proposé à la faveur du minutieux marchandage qui s’est joué entre chefs d’État pour sortir de l’impasse. Son premier atout est son expérience politique déjà substantielle des situations de crise et des coalitions ingérables, dont la Belgique est coutumière », explique Le Figaro qui a fait appel à Francis de Woestyne, éditorialiste en chef de La Libre Belgique pour dresser son portrait.

Le Monde consacre son édition aux nominations d’Ursula von der Leyen et Christine Lagarde désignées aux plus hauts postes de l’Union européenne et se contente d’une phrase pour désigner la nomination de Charles Michel. « Le libéral Charles Michel, premier ministre belge en sursis, est, pour sa part, choisi pour la présidence du Conseil en remplacement de Donald Tusk, dont le mandat s’achève à la fin de novembre ».

La Repubblica, quotidien italien, dresse un portrait des quatre personnes à la tête des postes de hauts dirigeants dans l’Union Européenne. Pour Charles Michel, on peut lire ceci « Charles Michel est Premier ministre belge depuis 2014, à la tête d’un gouvernement démissionnaire depuis six mois. Après Herman Van Rompuy, il est le deuxième président belge du Conseil européen en trois mandats à peine depuis la création de la présidence permanente. Ministre à 25 ans, Premier ministre à 38 ans, ce francophone libéral aujourd’hui âgé de 43 ans est un fils d’art : son père est l’ancien commissaire européen Louis Michel.

Débarrassé de la tâche fastidieuse de former un gouvernement

El Pais se contente de dire que les libéraux repartent avec une récompense importante. « Le libéral belge Charles Michel, actuellement Premier ministre par intérim de son pays, sera le prochain président du Conseil européen. Et le président français, Emmanuel Macron, qui a négocié au nom des libéraux, obtient la présidence de la BCE pour un compatriote, bien que Lagarde soit plus liée politiquement aux populaires – elle était ministre de l’Economie pendant la présidence de Nicolas Sarkozy ».

Le quotidien allemand Welt explique que « Charles Michel, le libéral belge, qui remplace Donald Tusk à la tête du conseil, a des raisons de se réjouir. A seulement 43 ans, le fils de l’ancien ministre des Affaires étrangères et commissaire européen, Louis Michel, est considéré comme un grand talent politique. Mais après que sa coalition gouvernementale s’est effondrée à la suite d’un débat sur le pacte sur les migrations. Il est maintenant débarrassé de la tâche fastidieuse de former un nouveau gouvernement ».

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. Le nouveau ministre des pouvoirs locaux, Pierre-Yves Dermagne, a annoncé qu’il allait demander des explications aux CA de Nethys et Enodia.

    Brutélé sur la vente discrète de Voo par Nethys: «On est considéré comme une partie négligeable»

  2. tshisekedi

    Félix Tshisekedi au «Soir»: «Ce n’est pas normal que le Congo soit l’un des pays les plus pauvres du monde»

  3. François Desquesnes et le CDH partagent les ambitions de la majorité, mais dénoncent un manque de clarté.

    François Desquesnes (CDH): «Le texte du PS, du MR et d’Ecolo pour la Wallonie tourne autour du pot»

La chronique
  • Vive le furlong!

    Pour retrouver la canicule, plongeons-nous un moment dans la tête de Boris Johnson.

    A quoi ressemblera dans son esprit la Grande-Bretagne après qu’elle ait fermé les volets et les mille sabords pour que rien ne vienne plus souiller les mocassins à glands des sujets de Sa Gracieuse Majesté ?

    A propos d’Elisabeth II, justement. Symbole essentiel de la Grande-Bretagne à l’ancienne que les Brexiters veulent reconstituer. Elle restera évidemment reine de la quinzaine d’Etats du Commonwealth dont elle est la cheffe d’Etat (dont l’Australie et le Canada). Mais, pour marquer le retour à la Belle Epoque, elle reprendra le titre d’Impératrice des Indes. Ça ne coûte pas cher et quelques gogos d’électeurs n’y verront que du feu. Permettant de sortir du placard ce magnifique slogan de jadis : un empire sur lequel le soleil ne se couche jamais – ce qui au passage permet de supprimer l’heure d’été, c’est toujours ça d’économisé.

    ...

    Lire la suite

  • «Nous avons une obligation de résultats»: chiche!

    Nous avons désormais une obligation de résultats. » Elio Di Rupo parlait d’or devant ses militants jeudi soir à Namur. Cette phrase vaut d’ailleurs au premier chef pour le (l’ex ?) président du PS qui s’est couronné ministre-président wallon et a mené les négociations menant à l’accord de gouvernement. Mais elle s’applique tout autant aux deux autres partis qui forment le nouvel arc-en-ciel.

    Se serrer les coudes...

    Lire la suite