Start-up: Smartbeam passe à la vitesse supérieure

Start-up: Smartbeam passe à la vitesse supérieure
D.R.

Ingénieure Polytech de l’UCL, Caroline Basecqz est à l’origine de cette belle aventure. « J’ai travaillé comme ingénieure de projets dans le groupe CFE puis je me suis intéressée aux nouvelles technologies. Je cherchais des solutions pour gérer les problèmes auxquels j’étais confrontée régulièrement : gestion chronophage des appels d’offres et communication parfois fastidieuse avec les différents intervenants. Chaque partie prenante travaille en silo avec ses versions de fichiers Excel et des e-mails en provenance de tous côtés, il n’y a pas de vue commune sur l’évolution ni l’ensemble du budget. Ne trouvant pas de solution satisfaisante sur le marché j’ai vu cela comme une opportunité entrepreneuriale. »

J’ai choisi d’investir dans cette start-up entre autres parce que son CEO est une femme compétente et qu’elle est accompagnée par deux associés de qualité. François van Uffelen

Pour se faire les dents, Caroline Basecqz se rend à San Francisco. Elle devient business developer dans une start-up active dans les technologies de la construction. « J’ai eu l’occasion de visiter de nombreux chantiers où tous les intervenants collaborent en consortium sur des outils numériques. Cela m’a donné pas mal d’idées. » Elle revient en Belgique et créé Smartbeam en 2017 en compagnie de ses deux associés, Florent Coninck et Vincent Canuel, l’un issu également du secteur de la construction et l’autre développeur informatique.

Smartbeam fait gagner du temps et améliore le quotidien des équipes en favorisant le travail collaboratif au sein d’une plateforme commune et conviviale. Elle permet de simplifier le processus d’appel d’offres grâce à un suivi en temps réel des consultations d’entreprises, une centralisation des échanges et une traçabilité des changements. Cette solution est actuellement utilisée par de nombreux bureaux d’architecture, promoteurs et d’entreprises de construction parmi lesquels Thomas et Piron, Louis de Waele et Lixon.

Un fort potentiel de croissance

Onze investisseurs ont participé à la levée de fonds de 850.000 €. Parmi eux, des investisseurs publics comme Sambrinvest et des membres du réseau Be Angels (dont François van Uffelen) ainsi que des business angels belges et internationaux, dont Olivier Simonis (Qualifio) et Laurent Rouach (Elliacin) qui ont été séduits par la richesse de la plateforme développée par Smartbeam. « J’ai choisi d’investir dans cette start-up entre autres parce que son CEO est une femme compétente et qu’elle est accompagnée par deux associés de qualité », explique François van Uffelen qui, après avoir lui-même géré trois start-up dont Babelway, une success story, entend faire profiter de jeunes entrepreneurs de son expérience.

En plus de gagner en efficacité, Smartbeam permettra à ses utilisateurs de capitaliser l’ensemble des données de leurs chantiers pour une amélioration continue des futurs projets.

Prochaine étape : peaufiner la plate-forme et apporter de nouveaux éléments. La récente levée de fonds va en effet permettre à Smartbeam de développer un module complémentaire dédié au suivi financier des travaux une fois le corps de métier sélectionné. Ce qu’il manque aujourd’hui dans le secteur de la construction, c’est un outil simple à disposition de tous qui facilite le suivi et l’approbation des variations de budgets. L’enjeu est considérable. On estime qu’aujourd’hui 50 % des projets de construction sont en dépassement budgétaire. « Ce module est fortement attendu par le secteur. Il nous permettra aussi d’ouvrir notre marché. Aujourd’hui, ce sont les donneurs d’ordre qui viennent sur notre plateforme mais, par la suite, ce sera également les entreprises spécialisées ainsi que toute personne amenée à gérer un budget de chantier. Nos concurrents sont aux Etats-Unis où il y a beaucoup de plateformes collaboratives pour la gestion budgétaire mais, en Europe, il y en a encore très peu. »

 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. Fernand Keuleneer a été contraint de se retirer du procès. © Belga.

    Euthanasie de Tine: l’avocat de l’Eglise exclu du procès

  2. Après le Brexit, le centre géographique de l’Union européenne changera à nouveau de place et se situera à Gadheim, près de Wuerzburg, en Allemagne.

    Le Brexit aura bien lieu

  3. Georges-Louis Bouchez au magazine «
Wilfried
»
: «
Je suis pour un Etat unitaire. Si ça ne tenait qu’à moi – mais je ne suis pas tout seul – on remettrait tout à un niveau central.
»

    Georges-Louis Bouchez l’unitariste: entre faux pas et cri du cœur

La chronique
  • Impeachment: ce que nous dit le «Monicagate»

    En migrant de l’aile sud à l’aile nord du Capitole, c’est-à-dire de la Chambre des représentants au Sénat, la procédure d’impeachment dont Donald Trump est l’objet est entrée dans le vif du sujet. Plus personne ne l’ignore, ce sont en effet les sénateurs américains qui, in fine, auront à statuer sur le sort du 45e président des États-Unis.

    Même si son issue ne fait guère de doute – en dehors de toute considération sur les charges qui pèsent contre l’accusé : simple rapport de forces politique – ce procès n’en est pas moins un événement. Ce n’est pas chaque année, en effet, qu’un Commander-in-Chief joue ainsi sa tête. Ça n’est même arrivé qu’à deux reprises dans l’histoire.

    La première, c’était en 1868 ; mis en accusation (en gros) pour abus de pouvoir, le président Andrew Johnson fut acquitté à une voix près.

    La seconde, en 1998-1999, lorsque Bill Clinton fut accusé de parjure et d’obstruction à la justice, après s’être empêtré dans ses mensonges lors de la scabreuse affaire Monica Lewinsky...

    Lire la suite