Indice Trevi: l’immobilier passera les grandes vacances au chaud

L’indice Trevi affiche une santé éclatante. Et cela deverait durer au mois jusqu’en octobre...
L’indice Trevi affiche une santé éclatante. Et cela deverait durer au mois jusqu’en octobre... - D.R.

Pourquoi bouder son plaisir ? Nous vivons plus que jamais un moment excitant du marché immobilier, sans euphorie mais avec une force tranquille imperturbable. Bénéficiant des taux d’intérêt exceptionnellement bas, un nombre important de Belges vont soit se créer un portefeuille immobilier stabilisant leur épargne à long terme et leur offrant un complément de pension, soit réaliser leur rêve en devenant propriétaires. »

La lecture de cette déclaration ne laisse aucun doute quant à l’optimisme affiché en ce début d’été par Eric Verlinden. Le patron du réseau Trevi vient de communiquer l’indice du deuxième trimestre. Et il est très bon puisqu’il s’élève à 116,87, soit 0,79 de plus que le trimestre précédent. Mais c’est aussi 2,61 points supplémentaires par rapport au 1er juillet 2018.

A la veille, donc, de prendre seaux et pelles pour partir à l’assaut des plages, l’immobilier belge affiche une santé éclatante. Et cela devrait être aussi le cas d’ici à la fin de l’année. « Puisque nous basons nos observations sur les valeurs de vente à partir des compromis de vente qui préfigurent de 3 à 4 mois les actes notariés, cela signifie qu’au 1er  juillet, nous avons déjà une tendance jusque fin octobre. Et celle va clairement dans le bon sens », écrit Eric Verlinden dans un communiqué.

Deux facteurs expliquent le bon indice. Primo, les biens immobiliers continuent à être achetés tant par les acheteurs qui occuperont leur bien que par les investisseurs qui le mettent en location. A ce sujet, la durée moyenne de prise en location a diminué de 20 % par rapport au premier trimestre 2019. Aujourd’hui, il faut en moyenne 34 jours pour trouver un locataire. Deuxièmement, l’offre reste limitée (on construit moins de logements qu’il n’en faudrait), ce qui a pour conséquence un assaut sur les biens disponibles et des prix qui grimpent.

Les taux toujours au plancher

L’attrait des investisseurs pour l’achat d’immobilier n’est pas neuf. « Quand les taux sont au plus bas – et la Banque centrale européenne vient de confirmer cette tendance à moyen terme – et que le marché locatif des grandes villes croît de manière régulière, les investisseurs s’empressent de bénéficier de ces paramètres pour mettre leur épargne à l’abri avec des rendements nets attractifs de 2,5 % à 3,5 % couplés à une espérance de plus-value (NDLR : en cas de revente) raisonnable, estimée quant à elle entre 2,5 % et 3 % par an pour les prochaines années », explique Eric Verlinden.

Le fondateur de Trevi se penche ensuite sur l’attitude des banques qui, on le sait, deviennent toujours plus exigeantes en matière de quote-part de fonds propres à mettre sur la table pour obtenir un prêt. Celles-ci sont en augmentation mais, dixit, Eric Verlinden, c’est plutôt une bonne chose puisque cela contribue à stabiliser le marché à long terme. « Ces quotes-parts élevées gomment tout effet spéculatif qui reste le danger nº1 de tout marché financier ou immobilier. Heureusement, même si la demande de fonds propres augmente, les bas de laine familiaux sont finalement là pour aider très souvent les primo-acquérants. » On notera tout de même ici que tout le monde n’a pas la chance d’avoir des parents qui peuvent aider financièrement.

Trevi fait également noter que la pression des services d’urbanisme sur les promoteurs, notamment en matière de délai de délivrance des permis de bâtir, doit être relâchée, sans quoi ceux-ci risquent d’encore moins construire et les prix de vente, mais aussi de location, grimperaient encore davantage, ce qui est préjudiciable pour la population.

Comme à son habitude, Eric Verlinden ne manque pas de lancer un message aux politiques. « Espérons que nous pourrons rapidement voir un gouvernement fédéral se constituer afin de définir un cadre fiscal clair sur un horizon de minimum 5 ans », exprime-t-il. « Par-dessus tout, c’est de cette visibilité et de cette stabilité dont la Belgique a besoin pour continuer à regagner sa crédibilité au sein de l’Union européenne. »

 
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