Julie Allemand, meneuse à Lyon, connaît bien la France: «Cela reste un match particulier»

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Une nation de basket que connaît particulièrement bien Julie Allemand, la meneuse de Lyon ASVEL qui a disputé sa 2e saison dans l’Hexagone, avec fin mai, un titre de champion de France.

« C’est un match particulier parce que je les connais bien maintenant. Et je les aime bien. L’an dernier, il y avait une grosse envie de les tuer (en quarts de finale de la Coupe du monde à Tenerife, NDLR). Il y a toujours cette envie, mais peut-être je suis plus respectueuse. Cela dit, demain, on va tout donner et on fera abstraction de tout ça », a confié la Liégeoise, 22 ans, à l’issue de l’entraînement mercredi après-midi à Belgrade, qui admet que la France, c’est plus fort.

« C’est très complet, c’est non seulement fort à chaque poste, mais en plus tous les postes sont doublés. Il y a peut-être des filles blessées, mais c’est la France, pas la Belgique, elles ont toujours sous la main une fille de même niveau pour venir remplacer une blessée. Et je me demande même si elle n’est pas plus costaude que l’an dernier avec Hartley (Bria, une meneuse américaine naturalisée) qui est forte offensivement et qui prend pas mal d’options. On voit Epoupa (Olivia, l’autre meneuse) qui est bien dans son championnat et apporte énormément d’énergie ».

Le potentiel français n’est pas comparable au noyau belge. « Juste qu’elles ont aussi un problème de rebonds, comme nous. Au moins on est pareilles à ce niveau-là », plaisante Julie Allemand, qui estime que l’on n’a pas encore vu le vrai visage des Belgian Cats. « Le niveau, on l’a. Il est quelque part en nous. Jusqu’ici, à l’Euro il y a deux ans ou au Mondial, tout se passait bien, mais à présent on doit réagir. Et c’est là que l’on reconnaît les grandes équipes. On n’a pas encore montré ce que l’on valait vraiment, mais je reste confiante. On peut le faire, il faut juste un déclic. En plus si demain, on arrive à créer l’exploit, il y a derrière soit la Hongrie, soit la Grande-Bretagne. Mais au-delà de cette perspective, si on peut battre la France, ça veut dire beaucoup sur nous-mêmes. On y pense, mais il faut rester focus d’abord sur ce quart de finale et sur notre premier objectif. Il faudra commettre le moins d’erreurs possible et se battre pour notre rêve. »

Un succès qualifierait la Belgique pour une demi-finale samedi contre les Britanniques ou les Hongroises. Une défaite et un match de barrage ensuite samedi aussi contre le perdant de Hongrie/Grande-Bretagne offrira un billet pour les tournois pré-olympiques en vue de Tokyo 2020, réservé aux six premiers de cet Euro.

 
 
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