Accueil Monde Union européenne

Hautes fonctions européennes: Manfred Weber dénonce un «axe Macron-Orban» derrière son échec

« Je ne peux que dire à mes électeurs : ‘il y a eu des forces puissantes qui ne voulaient pas accepter le résultat électoral’», fulmine l’Allemand Manfred Weber ce jeudi après-midi.

Temps de lecture: 3 min

L’Allemand Manfred Weber, candidat malheureux à la présidence de la Commission européenne, s’en est pris jeudi vertement à un « axe Macron-Orban », accusé d’avoir « balayé d’un revers de main » les résultats des élections européennes.

M. Weber, membre de la droite bavaroise, était la tête de liste des conservateurs européens et aurait dû, si le système des Spitzenkandidaten avait été appliqué, prendre la présidence de la Commission. Mais il s’est heurté à un tir de barrage, en particulier du président français Emmanuel Macron, mais aussi du Premier ministre hongrois Viktor Orban, avec lequel M. Weber a échangé des attaques durant la campagne électorale.

C’est finalement sa compatriote Ursula von der Leyen qui devrait hériter de cette présidence, si le Parlement européen donne son feu vert.

Manfred Weber fulmine

« Je ne peux que dire à mes électeurs : ‘il y a eu des forces puissantes qui ne voulaient pas accepter le résultat électoral’», fulmine M. Weber dans une interview publiée jeudi après-midi sur le site de Bild.

« Il y a eu des discussions en coulisses et des séances de nuit au cours desquelles l’axe Macron-Orban s’est imposé », dénonce-t-il. « Je suis très déçu, c’est clair. En tant qu’homme politique, on sait qu’on peut gagner ou perdre des élections. Mais qu’Emmanuel Macron et Viktor Orban balaient ainsi d’un revers de la main un résultat électoral, je ne m’y attendais pas », fustige M. Weber.

Selon lui « Macron a dit : ‘Choisissez mon Europe, pas celle d’Orban’. Et tout à coup, ils travaillent ensemble et portent préjudice à l’Europe démocratique ». « Nous sommes maintenant devant un champ de ruines », estime l’eurodéputé bavarois.

« Un argument absurde »

« L’argument sorti du chapeau selon lequel je n’aurais pas d’expérience dans l’exécutif est absurde : un tiers des chefs de gouvernement européens à l’heure actuelle n’avaient pas auparavant d’expérience dans l’exécutif », fait-il valoir.

Et de rappeler que « le président Macron lui-même n’en avait que peu » quand il a été élu président en mai 2017.

À propos de Mme von der Leyen, qui a effectué mercredi une première visite à Strasbourg (est de la France), il explique que « sa nomination a surpris beaucoup au Parlement et sa première prestation a été bien reçue ».

« C’est une Européenne, toute l’histoire de sa vie le montre, elle connaît la politique internationale et c’est une chrétienne-démocrate convaincue. Elle a de bonnes chances d’obtenir une majorité, mais c’est un chemin semé d’embûches », pronostique-t-il.

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info

1 Commentaire

  • Posté par De Moor Alex, vendredi 5 juillet 2019, 21:18

    Quand on se souvient de son parachutage d'il y a qlq année s et qui ne devait rien a son élection, il a du culot. Évidemment, lui qui pensait y arriver les doigts dans le nez, ça doit être dur de voir qu'il y a d'autres pouvoirs que Merkel en Europe

Aussi en Union Européenne

Voir plus d'articles

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une