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Euro de basket: les Cats héroïques mais battues par la France (84-80, vidéo)

La Belgique s’est inclinée en quarts de finale de l’Euro après avoir permis aux Bleues de forcer la prolongation. Mais à ce niveau, elles peuvent battre la Hongrie samedi pour finir dans le Top 6.

Temps de lecture: 4 min

Un lay-up manqué, suivi d’une perte de balle et, dans le même temps, la France propulsée d’un 7-0, mais surtout un manque cruel d’intensité et toujours de cette fameuse assurance qui leur manque depuis le 2e match de l’Euro… Les Cats ont frôlé la correctionnelle au fil d’un premier quart-temps catastrophique : 27-16 ! Il était impossible d’inquiéter les Bleues en affichant autant de carences. D’autant qu’à la légèreté de Linskens ou Delaere, membres du « cinq », s’était ajoutée l’absence totale de ressort du banc, malheureusement aussi récurrente. Et comme les Françaises jouaient le mors aux dents, animées d’un évident sentiment de revanche après l’humiliation vécue durant une mi-temps au même stade de la Coupe du monde en septembre, la mission paraissait impossible. Hartley, leur nouvelle meneuse américaine naturalisée avait enfoncé le clou à 13-5 et la défense belge relâché un peu plus son étreinte à 24-9.

La lueur d’espoir, c’est un passage en défense de zone qui l’alluma alors. Mais surtout, l’entrée de Jana Raman. La copine de Sam Van Rossom insuffla enfin cette rage qui manquait cruellement aux Cats. Et comme par enchantement, cette agressivité fit tâche d’huile, la défense se durcit, les espaces se réduisirent et, le rebond mieux contrôlé, avec en exergue une Kim Mestdagh affamée (8 prises à la pause), les Belges retrouvèrent la fluidité, la vitesse d’exécution et le collectif qui les caractérisent. Raman incarnait donc ce relais tant espéré aux trois leaders et, sous l’impulsion de la centaine de ses supporters en voix dans cette immense salle toujours aussi déserte, on retrouva le vrai visage de l’équipe nationale. La France en perdit tellement son assurance qu’elle encaissa un… 0-11 et se fit dépasser à 31-32, avant de reprendre vie tant ce violent orage ne pouvait perdurer. Mais alors que l’entame du match paraissait déjà rédhibitoire, il s’était totalement rouvert à la pause : 35-32, avec 44 % de 3 points rentrés, « seulement » 5 rebonds abandonnés et des pertes de balle endiguées.

Bousculée comme elle ne l’avait plus été depuis son premier match, la France reprit avec les mêmes dispositions qu’en début de match. Elle exploitait la faiblesse la plus criante des Belges, sous l’anneau où Wauters, trop lente, ne parvenait pas à pallier la transparence de Linskens, tandis que sa défense rabrouait la tendresse de Delaere. Les Cats, elles, avaient laissé une partie de leur agressivité au vestiaire et Meesseman manquait de réussite pour les porter comme elle l’a si souvent fait : 46-41. Mais l’élastique ne se distendit pas autant que dans le premier quart-temps. Et comme dans le 2e, le retour de Raman au jeu ranima leur hargne et que pour la première fois dans cet Euro, Carpreaux rappela combien sa créativité peut déséquilibrer une défense, le match se éréquilibra : 48-48. Les Cats pouvaient donc enfin compter sur un effectif plus profond. Même Linskens retrouva des couleurs dans ce collectif enjoué fait de passes et de coupes dans les espaces, si bien qu’à l’entame du dernier quart, la France, 4e nation mondiale qui vise l’or à l’Euro, restait tenue en respect : 54-54 !

La libération tant attendue était intervenue comme espéré au moment où les Belges avaient moins à perdre, retrouvant la tenue d’outsiders qu’elles affectionnent. Elles ne se posaient plus aucune question, défendaient à l’unisson, faisant déjouer une France tellement à court de solutions qu’elle était carrément dominée, muette durant 4 minutes : 54-60 ! L’exploit, synonyme d’assurance de tournoi préolympique, la priorité des Belges dans cet Euro même si elles sont médaillées de bronze, était à leur portée : 58-62. Quatre minutes à tenir, c’est long. Surtout que la grande Gruda demeurait

la seule Bleue intenable. Mais l’agressivité des Cats avaient endigué la réussite de la France. Et Meesseman, en véritable star de cet Euro, les maintenait aux commandes : 63-66. La tension atteignit son comble à 65-68 avec 17 secondes à jouer et la possession française… La Belgique ne commit pas la faute sur la rentrée, qui semblait pourtant s’imposer, et Hartley força la prolongation d’un tir primé car Meesseman ne parvint pas à exploiter l’ultime option !

Cette erreur d’appréciation, ou ce choix risqué, serait-elle fatale ? Quand on a été si proche de la délivrance, il est toujours délicat de se relancer. Les Belges continuaient à galvauder à la ligne des lancers et leur défense se fendillait… quand la grande Emma (24 points malgré son manque de réussite) ranima la flamme, avant d’être éliminé pour 5 fautes à 78-76. Gruda (33 points !) avait eu le dernier mot dans le combat des « chefs » de ce superbe match dont les Cats, revenues de 82-76 à 82-79, doivent être fières, mais dont la perte les oblige à battre la Hongrie samedi pour finir dans le Top 6 de l’Euro et poursuivre leur rêve olympique.

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