Johan Van Overtveldt (N-VA): «Ursula von der Leyen ne me semble pas être la femme de la situation»

La ministre allemande Ursula von der Leyen est candidate à la présidence de la Commission européenne.
La ministre allemande Ursula von der Leyen est candidate à la présidence de la Commission européenne. - EPA

Le paquet de nominations aux plus hautes fonctions européennes sorti du chapeau des chefs d’Etat et de gouvernement mardi est « très méridional », a affirmé vendredi l’ancien ministre N-VA Johan Van Overtveldt, fraîchement élu au Parlement européen.

Son chef de file Geert Bourgeois avait déjà critiqué le profil de la candidate des 28 à la présidence de la Commission européenne, l’Allemande Ursula von der Leyen, la jugeant fédéraliste et donc encline au transfert de davantage de compétences nationales à l’Union, un défaut pour les nationalistes flamands.

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Les eurosceptiques du groupe ECR, auquel appartient la N-VA, n’ont pas encore décidé s’ils appuieront la candidature de Mme von der Leyen, qui a entamé une tournée des familles politiques européennes pour tenter de s’assurer une nécessaire majorité absolue au Parlement.

Le groupe de la N-VA va-t-il soutenir Ursula von der Leyen ?

« Tout dépendra du programme », a commenté M. Van Overtveldt dans De Ochtend (VRT radio). « Je n’ai rien contre la personne. Mais si elle prend le chemin d’un super-Etat européen qui dominera tout, alors nous nous y opposerons clairement. Si elle met d’autres accents, alors c’est autre chose. Mais les signaux, je veux être clair, ne sont pas bons », a commenté M. Van Overtveldt.

C’est sur le paquet entier de nominations qu’il s’interroge. « Nous avons une liste très méridionale, avec un Haut représentant espagnol (Josep Borrell chef de la diplomatie européenne, NDLR), un Italien président du Parlement (David Sassoli), une présidence française pour la Banque centrale européenne (Christine Lagarde) et notre Charles Michel président du Conseil européen, qui le doit au soutien affirmé du président français (Emmanuel Macron), dont il sera aussi un obligé.

Charles Michel à la tête du Conseil européen : « Une grande responsabilité que je remplirai avec engagement »

La présidence allemande de la Commission est censée faire contre-poids, mais Mme von der Leyen ne me semble pas être la femme de la situation », selon l’ancien ministre des Finances.

 
 
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