RDC: l’opposition vent debout contre la Cour constitutionnelle

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Photo d’illustration - AFP

L’opposition a tiré à boulets rouges vendredi sur la Cour constitutionnelle de la République démocratique du Congo, qui n’a que partiellement réhabilité ses députés dans une Assemblée toujours largement dominée par les proches de l’ancien président Joseph Kabila.

La Cour a réhabilité jeudi et vendredi environ la moitié des 23 députés de l’opposition dont elle avait invalidé l’élection début juin. Cela ne modifie pas le rapport de force à l’Assemblée nationale, où la coalition Front commun pour le Congo (FCC) de l’ex-président Joseph Kabila dispose de la majorité absolue, tout comme au Sénat.

«La Cour constitutionnelle de la honte s’est totalement discréditée en rendant des arrêts iniques, fantaisistes et politiquement motivés», a déclaré sur Twitter l’ex-candidat à l’élection présidentielle Martin Fayulu, en accusant de nouveau les magistrats de «corruption».

Un regroupement proche d’un autre opposant, Moïse Katumbi, a demandé la démission des «hauts magistrats qui se sont disqualifiés et qui ne méritent plus la confiance du peuple congolais du fait de la trahison de leur serment légal».

Ils ont demandé au président de la République Félix Tshisekedi «de créer des conditions nécessaires au remplacement des juges de la Cour constitutionnelle et d’initier des reformes».

La Cour constitutionnelle a publié une liste définitive contenant les noms de 500 députés de l’Assemblée, mettant ainsi un terme aux contentieux des élections générales du 30 décembre en RDC.

Au Sénat, deux membres du FCC pro-Kabila se disputent d’ailleurs la présidence: le ministre de la Justice sortant Alexis Thambwe Mwamba, du PPRD (le parti de Kabila) et Modeste Bahati Lukwebo, de l’AFDC-A, une autre composante du FCC.

 
 
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