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Deux navires humanitaires défient Salvini, l’un a accosté à Lampedusa

La semaine dernière, les autorités italiennes ont saisi à Lampedusa un navire d’une ONG allemande, le Sea-Watch 3, et arrêté sa capitaine, Carola Rackete.

Temps de lecture: 2 min

Les navires humanitaires « Alex » et « Aklan Kurdi » transportant respectivement 41 et 65 migrants ont décidé de braver une nouvelle fois un feu rouge des autorités italiennes. L’« Alex » a accosté, ce samedi après-midi, sur les côtes de Lampedusa, l’ » Alan Kurdi » se dirige vers l’île.

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Après deux jours d’attente en mer, et « compte tenu des conditions d’hygiène intolérables à bord, l’Alex a déclaré l’état d’urgence (et a accosté à Lampedusa), le seul port de débarquement sûr possible », a tweeté le collectif italien de gauche et d’extrême gauche Mediterranea, qui a affrété ce voilier de 18 mètres.

Pour l’« Alan kudri », « l’île est le port européen le plus proche. C’est là que les rescapés pourront enfin être amenés dans un endroit sûr, conformément au droit international », a communiqué l’organisation Sea-Eye.

Un décret-loi adopté en juin prévoit des amendes jusqu’à 50.000 euros contre le capitaine, le propriétaire et l’armateur d’un navire qui entrerait sans autorisation dans les eaux italiennes.

La semaine dernière, les autorités italiennes ont saisi à Lampedusa un navire d’une ONG allemande, le Sea-Watch 3, et arrêté sa capitaine, Carola Rackete, qui avait accosté de force pour débarquer 40 migrants secourus en mer et bloqués à bord depuis plus de deux semaines.

Migration : la capitaine du Sea-Watch, Carola Rackete, déclarée libre par la justice italienne

Une juge italienne a invalidé mardi l’arrestation de la capitaine au motif qu’elle avait agi pour sauver des vies mais elle est toujours visée par deux enquêtes, pour résistance à un officier et pour aide à l’immigration clandestine.

 

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27 Commentaires

  • Posté par Lievyns Philippe, samedi 6 juillet 2019, 20:16

    Je crois que "nous" nettoyons à côté de la tache. Ce sont les passeurs qu'il faut arréter à la source. L'autre approche serait que la Syrie et d'autres pays limitrophes soient moins en guerres internes et moins attaquées par, non seulement, de stériles querelles internes mais aussi d'une opacité macro politique qui génère cette guerre, une manipulation du peuple encore une fois. La Syrie a du pétrole et exporte son plus abominable visage au travers d'attentats. (Ne pas jeter le bébé avec l'eau du bain)

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