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France: une loi déjà controversée contre la haine en ligne

Retirer les contenus haineux des plateformes ? L’intention est louable. Mais c’est plus facile à dire qu’à faire. La loi n’est pas encore votée qu’elle a déjà ses détracteurs.

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Envoyée permanente à Paris Temps de lecture: 4 min

La haine sur internet, elle connaît. Tous les jours, Laetitia Avia la subit du seul fait d’être noire. « Sale négresse de merde », est l’une des insultes qu’elle vient encore récemment d’endurer. Cette jeune députée de la République en marche n’en a mis que plus de conviction dans la loi qu’elle a concoctée et qui sera votée ce mardi par l’Assemblée nationale française. Le texte obligera les plateformes à retirer les contenus litigieux endéans les 24 heures, sous peine d’une lourde amende qui pourrait aller jusqu’à 1,25 million d’euros. Sont concernés : les messages haineux qui visent l’appartenance ethnique, la religion, l’orientation sexuelle, le genre, ou le handicap. Mais aussi ceux qui peuvent s’assimiler à de la provocation au terrorisme ou à de la pédopornographie.

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2 Commentaires

  • Posté par De Bilde Jacques, mardi 9 juillet 2019, 7:26

    Laissez aux diffuseurs de contenus "le seul pouvoir de décider de ce qui est dicible et ce qui ne l’est pas", ne me paraît pas être la bonne solution. La liberté d'expression est un droit fondamental mais pas absolu. Diverses dispositions fixent certaines limites. Ces limites concernent l’injure, la diffamation, le respect de la vie privée, les propos interdits comme les déclarations racistes, sexistes, homophobes, ou les incitations à la violence. De nombreux tweets ont donné lieu à des condamnations, lorsqu’ils constituaient des délits d’incitation à la haine, à la discrimination, ou à la violence, Par ailleurs, tout ce que vous publiez (photo, statut, conversation sur un groupe,…), peut être utilisé comme preuve contre vous en cas de litige. Dans la grande majorité des cas, les Cours et Tribunaux jugent recevables les preuves présentes sur les réseaux sociaux. Mais qui connaît vraiment la loi? A part peut être les juristes spécialisés dans le droit des NTIC. C'est sans doute là que le bas blesse.

  • Posté par Deckers Björn, lundi 8 juillet 2019, 20:58

    On ne peut pas nier que la haine s'est répandue comme une traînée de poudre ces dernières années sur le net. On sait aussi que l'extrême droite affectionne ce territoire de non droit pour faire à nouveau véhiculer la haine raciale(comme l'ont démontrés encore les dernières élections en Belgique et au Brésil) avec force mensonges et manipulations, intoxications. Combien de temps faut-il encore attendre pour qu'on prenne enfin les choses en main? Ce texte en effet est dangereux. Laisser aux plateformes le soin de décider seules est un risque en effet, mais il faut par contre engager la responsabilité non seulement des diffuseurs mais aussi des plateformes d’accueil. Il est déjà moins une. Il faut briser les algorithmes mortifères de Zuckerberg.

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