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Le «parti» des abstentionnistes, premier groupe parlementaire du pays

Et si on comptabilisait en sièges les voix des absents, les votes nuls et les votes blancs ? La part croissante de cette « expression » politique décalée incite à adapter le système représentatif. Voici quelques scénarios, avec leurs avantages et, surtout, leurs inconvénients.

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Journaliste au service Politique Temps de lecture: 5 min

Que représente l’absentéisme ? La question se pose en général les soirs de scrutins, quand les analystes et hommes politiques sont confrontés aux chiffres absolus et relatifs (les taux) des gens qui n’ont pu ou voulu se déplacer pour aller voter ou ont glissé dans l’urne un bulletin blanc ou rempli de façon incorrect au regard des règles régissant l’élection. Puis la question s’évapore dans le ciel d’une nouvelle législature. Mais dans une démocratie représentative, ce qui est signifiant, c’est davantage le nombre de sièges parlementaires que d’électeurs indisciplinés ou maladroits.

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9 Commentaires

  • Posté par Van Obberghen Paul, mardi 9 juillet 2019, 16:32

    @Jean Sansterre "Les citoyens ne se detournent pas de la democratie, mais de la particratie" Certes, mais ce faisant, ils enterrent aussi la démocratie.

  • Posté par Van Obberghen Paul, mardi 9 juillet 2019, 11:35

    Il n'est pas étonnant que le citoyen se détourne de la démocratie quand on voit à quel point les politiques ignorent superbement son expression. On vote sur des programmes très flous, aux visées à courts termes, toujours lénifiants, et au final, les partis décident de leur côté ce qu'ils vont faire entre eux. Le citoyen a le sentiment, légitime, d'être exclu de la démocratie. Le PS et Ecolo ont consulté la société civile (celle qui les arrange, évidemment) mais cette société civile n'est pas forcément représentative de ce que le peuple demande. Ça n'en est qu'un pâle reflet, incomplet en outre. De plus, c'est AVANT les élections que ce travail aurait dû être fait, pas APRES. C'est aussi dire aux citoyens: "vous savez, vous avez voté, mais nous, on s'en moque, on va tout de même faire comme on pense". C'est aussi leur dire, en l'occurence, qu'ils ont "mal" voté, en ne votant pas assez pour ces 2 partis ne leur permettant pas de constituer une majorité à eux deux seuls; en ignorant complètement les électeurs du 2e parti de Wallonie (Et au niveau fédéral des 1er et 3e partis de Belgique, NVA et Vlaams Belang, respectivement). C'est un désastre de communication démocratique! Le citoyen ne vote ni bien, ni mal; il vote "tout court"! C'est aux partis à entendre le message de l'électeur et de s'adapter en fonction, et non pas le contraire, qui est au citoyen à s'adapter à ce que les partis ont envie de faire, ou croit impérieux de faire. En n'oubliant jamais, que, quelque soit le parti, c'est être au pouvoir et y rester qui est le besoin impérieux. Le citoyen, lui, passe toujours au second plan.

  • Posté par Jean Sansterre, mardi 9 juillet 2019, 15:34

    Les citoyens ne se detournent pas de la democratie, mais de la particratie...

  • Posté par Steenis Paul, mardi 9 juillet 2019, 11:18

    Volontairement pour la première fois de ma longue vie je ne puis pas rendu au bureau de vote de ma commune; la raison en est que averti par un ami dont le fils novice pressenti comme président d'un bureau de vote d'une grande commune wallonne à suivi la formation adéquate. Ce bureau devait recevoir environ 900 électeurs sur la durée de 8 à 14 h., soit 6 heures ou 360 minutes ou 720 x 30 secondes. Impossible d'où de longues files d'attente faisant rebrousser chemin à beaucoup, certains se disant revenir après-midi. A peine arrivés, même situation, d'où retour à la maison sans voter. La soirée, en suivant la proclamation des résultats à la TV j'apprends que cette ville avait des problèmes informatiques retardant la transmission des résultats. Ce délai n'aurait-il pas permis de remplir valablement des cases de certains partis????

  • Posté par Van Obberghen Paul, mardi 9 juillet 2019, 11:47

    En Wallonie, le vote est toujours manuel: il s'agit donc bien de cocher une case avec un crayon. Au final, les problèmes sont venus après, lorsque les résultats avaient fini d'être collectés (dans les temps), qu'il a été difficile de les communiquer sur le serveur du Ministère de l'Intérieur. En l'occurence, cela n'a eu aucune influence sur la longueur des files éventuelles de votre bureau. Mais votre commentaire illustre bien le contenu du sujet: le temps passé dans une file pour voter est plus important que le vote lui-même. Les quelques minutes de votre temps que vous "perdez" un dimanche tous les 5 ans sont plus importantes que défendre la démocratie. Une heure (souvent moins) tous les 5 ans. C'est tout ce qu'on vous demande. Et même ça c'est trop! C'est dire à quel point la démocratie est bel et bien en danger, si suffisement de citoyens estiment superflu de "perdre", tous les 5 ans, quelques minutes de leur temps, apparement si précieux, pour la défendre. C'est comme ça qu'on finit par se retrouver sous une dictature: par paresse.

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