Accueil Opinions Éditos

L’affaire Lambert, une tragédie française

Vincent Lambert est décédé ce jeudi matin. Après onze ans d’un feuilleton sordide. La loi sur la fin de vie en France montre ses limites. Et son hypocrisie.

Article réservé aux abonnés
Envoyée permanente à Paris Temps de lecture: 3 min

Il aura fallu onze ans. Onze ans de déchirements. Onze ans d’acharnement judiciaire. Onze ans d’injonctions thérapeutiques contradictoires. Onze ans d’instrumentalisation d’un cas médical à vocation de propagande. Onze ans d’un feuilleton sinistre qui aura vu la France entière s’emparer d’un drame qui aurait dû rester intime.

Onze ans après l’accident de la route qui l’avait laissé tétraplégique et dans un état de conscience minimal, Vincent Lambert a donc enfin fermé les yeux. Plus personne ne filmera ses larmes, sans pudeur ni décence aucune, à destination des réseaux sociaux pour faire croire qu’elles exprimaient un vrai chagrin alors qu’il ne s’agissait, de l’avis formel des médecins, que d’un simple réflexe du corps ne correspondant à aucun sentiment.

Cet article est réservé aux abonnés

Découvrez la suite, 1€ pour 1 mois (sans engagement)

J'en profite

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info

14 Commentaires

  • Posté par Pirotte Raymonde, vendredi 12 juillet 2019, 14:41

    (moins "mauvaise" solution en France - qui n'a pas notre Loi autorisant l'euthanasie - que je ne trouve pas suffisante - mais assez réconfortante - AUMOINS avoir toujours sur soi un document spécifiant qu'en cas de "coma irréversible" on exige la mort.... A tous voyez cette émission (LA TROIS) MOURIR admirable ...La seule chose dont nous sommes certains c'est qu'on va mourir...alors PARLONS EN ...quoi de plus NATUREL!!!!

  • Posté par Demazy Hugues, vendredi 12 juillet 2019, 12:37

    Autant je suis respectueux de la vie à tout prix, autant je suis convaincu que la famille proche (femme et enfants) aurait du avoir le libre choix de la fin de vie de ce malheureux. Que de malheurs engendrés par une conviction personnelle d'un autre temps. Le respect de l'être aimé devrait dépasser sa volonté propre de garder un fantôme de vie. J'espère ne jamais être confronté à un tel drame. Beaucoup de courage à toute la famille qui devra se reconstruire tant bien que mal.

  • Posté par Surmont Willy, vendredi 12 juillet 2019, 9:29

    Ce choix est personnel. Ayant vécu cette situation de devoir choisir et de devoir décider, je me suis refusé de laisser une pseudo vie á un fils qui méritait une qualité de vie autre que celle d'une plante sans aucun espoir d'une quelconque amélioration de cet état purement végétatif. Je défie quiconque de me juger , et surtout pas une société religieuse qui est bornée par des considérations inhumaines et dogmatiques! Et je remercie les médecins de Erasme qui ont parfaitement compris ce choix. Et pour que cette mort ne soit pas restée vaine, le don d'organe (non reglementé á l'époque) a été accordé immédiatement!

  • Posté par Pirotte Raymonde, vendredi 12 juillet 2019, 14:43

    moi aussi je vous admire et vous faites bien de rappeler que le don d'organes est très important et que l'on peut établir un document (Commune) spécifiant notre désir de donner nos organes.

  • Posté par Wafellman Fabienne, vendredi 12 juillet 2019, 12:48

    Cette décision vous appartenait. Elle est tellement difficile à prendre et pourtant c'est la seule qui respecte la personne concernée. Et de plus vous avez eu le courage d'aider d'autres personnes et leurs proches à retrouver une vie grâce au don d'organes. Je vous admire Monsieur.

Plus de commentaires

Aussi en Éditos

Voir plus d'articles
La Une Le fil info Commentaires Partager

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une

références Voir les articles de références références Tous les jobs