Le président du parlement flamand Van Dijck démissionne, le Vlaams Belang Dewinter le remplace

Le président du Parlement flamand Kris Van Dijck a démissionné de sa fonction, a-t-il indiqué dans une déclaration à Belga. « Les récents événements font qu’il m’est devenu impossible d’agir en tant que président du Parlement flamand (…) Je n’ai jamais rien fait qui n’aille à l’encontre de la loi. Ceux qui me connaissent un peu le savent. Les allégations de ce jour sont totalement incorrectes », a affirmé M. Van Dijck.

Trois heures pus tôt, le président du Parlement flamand avait quitté l’Hôtel de Ville de Bruxelles précipitamment après le discours qu’il a tenu à l’occasion de la Fête flamande.

Alors qu’il s’exprimait devant un parterre de personnalités politiques, « P-Magazine » a publié sur son site internet un article sur sa relation avec une prostituée et la façon dont il serait intervenu en sa faveur dans un dossier de faillite frauduleuse.

La démission du président du Parlement flamand Kris Van Dijck entraîne l’arrivée du premier vice-président, le Vlaams Belang Filip Dewinter, au perchoir de l’assemblée.

Une histoire de prostituée au coeur des débats

La prostituée, qui se fait appeler Escort Lynn, aurait bénéficié de la faillite de la société E-Media qui l’avait recrutée avant de rapidement mettre la clé sous le paillasson. Cette faillite devait, selon P-Magazine, lui permettre de bénéficier du chômage et d’une couverture sociale. « Escort Lynn » s’est adressée au FFE, soit le Fonds d’indemnisation des travailleurs licenciés en cas de fermeture d’entreprises, afin d’obtenir une indemnité de 26.000 euros. Elle a finalement reçu 5.239 euros.

► La fête flamande gâchée par les déboires du président du parlement Kris Van Dijck (N-VA)

Dans ce dossier, M. Van Dijck serait intervenu auprès du ministre de l’Emploi, Kris Peeters, fraîchement nommé, pour faciliter le traitement du dossier. Le magazine publie le contenu de deux courriels entre M. Van Dijck et son amante qui évoquent cette intervention.

La position du président du parlement flamand, élu par ses pairs à cette fonction à la fin juin, était devenue intenable. En quelques jours, c’est la deuxième affaire dans laquelle il est visé personnellement. Il a en effet déjà été mis en cause la semaine passée à la suite d’un accident de roulage survenu alors qu’il était ivre.

Groen et le SP.A avaient déjà fait comprendre qu’il devait démissionner. « La semaine passée, si j’étais lui, j’aurais déjà démissionné après cette histoire de conduite en état d’ivresse. Mais si cette affaire est exacte, Kris Van Dijck est confronté à un vrai problème et sa position paraît intenable », a indiqué le chef de groupe écologiste au parlement flamand, Bjorn Rzoska.

Dans son discours à l’Hôtel de ville, M. Van Dijck a insisté sur l’importance d’un « contexte stable ». « Si cette affaire est exacte, on ne peut plus parler d’un contexte stable. En deux semaines, il apparaîtrait que Kris Van Dijck a enfreint deux fois la loi. Il faut un nouveau président », a souligné le chef de groupe SP.A, Conner Rousseau.

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. La course à pied a des arguments pour séduire
: . Ce sport ne demande pas une technique pointue, il se pratique facilement en extérieur et permet de s’entretenir. Autre grand avantage: il coûte peu. En tout cas à première vue.

    Le running, ce sport bon marché devenu un business juteux

  2. Le Sauvage.

    La Ducasse d’Ath doit-elle se passer du «Sauvage» jugé raciste?

  3. belgaimage-151155306-full

    Nafi Thiam: «J’essaie de ne pas trop penser à mon coude, je me concentre sur autre chose»

Chroniques
  • Vous avez de ces mots: le {Culot} d’Arthur Masson

    Le précédent billet de cette chronique vous a rappelé que le wallon reçoit, dans la bande dessinée, un traitement parallèle à celui dont a bénéficié le Brussels Vloms dans quelques albums d’Hergé. Ce même wallon peut-il parfois se retrouver dans des textes où il serait mélangé avec du français, à l’image du bruxellois « beulemans », hybride de flamand et de français ? Eh bien oui ! Quelques auteurs se sont illustrés naguère dans cet exercice, tantôt en créant un parler mixte wallo-français, tantôt en insérant des séquences de wallon dans un texte rédigé en majeure partie en français.

    Le premier cas de figure fera l’objet d’un prochain billet. Quant au second, il a été principalement illustré par un auteur quelque peu oublié des jeunes générations, mais dont le succès a été spectaculaire dans la seconde moitié du 20e siècle : Arthur Masson. Né en 1896 à Rièzes (...

    Lire la suite

  • La Flandre ne marche pas au son du canon

    Il y a plusieurs choses à retenir dans l’interview que nous accorde Bruno De Wever, historien très réputé et par ailleurs frère de Bart De Wever, le président de N-VA. Mais la plus importante est que ses propos sont identiques à ceux qu’il tient en Flandre. La contestation de la parole nationaliste n’est ainsi pas la spécialité de francophones obsessionnels, qui ne verraient les propositions de la N-VA que comme des provocations et des attaques en règle. Il y a au nord du pays nombre d’experts qui n’hésitent pas à monter au créneau pour...

    Lire la suite