L’affaire Vincent Lambert n’est pas un cas unique: un hôpital devra réanimer une patiente en Espagne

Hôpital où est décédé Vincent Lambert, à Reims
Hôpital où est décédé Vincent Lambert, à Reims - AFP

Un tribunal espagnol a ordonné à un hôpital de réanimer une femme atteinte d’une grave maladie euro-dégénérative si le cas devait se présenter, donnant raison à la famille contre les médecins, a-t-on appris jeudi de source judiciaire.

Le sort de Maria Teresa Blanco, patiente de 54 ans, fait écho au cas de Vincent Lambert en France, mort jeudi après plus de 10 ans en état végétatif et une longue bataille judiciaire. Hospitalisée une vingtaine de fois ces dernières années, cette femme ne peut pas parler mais sa famille assure qu’elle peut communiquer par des sourires ou grimaces.

L’hôpital où elle est soignée, à Alcala de Henares en banlieue de Madrid, estimait mercredi que compte tenu de son état de santé, la réanimer si elle faisait un arrêt cardia-respiratoire reviendrait à pratiquer un « acharnement thérapeutique ».

La justice est saisie

Mais la famille de la patiente, qui considère que ne pas la réanimer dans ce cas reviendrait à l’euthanasier, une pratique passible en Espagne de peines de prison, a saisi la justice.

Dans sa décision transmise aux médias par les avocats de la famille, le tribunal estime que vu que la patiente « présente, au 8 juillet 2019, une évolution clinique favorable, il n’existe pas de raison ou de justification, strictement médicale, (…) pour cesser d’appliquer le traitement correspondant ».

 
 
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