Le médecin de Vincent Lambert sous pression

Le médecin du CHU de Reims qui a validé l’arrêt des traitements de Vincent Lambert doit faire face à de nombreuses menaces. L’ancien infirmier de 42 ans dans un état végétatif depuis un accident de la route, Vincent Lambert est décédé jeudi au CHU de Reims, un peu plus d’une semaine après l’arrêt de ses traitements.

Le chef du service des soins palliatifs et de l’unité des cérébrolésés du CHU de Reims, qui a décidé d’arrêter les traitements de Vincent Lambert, est un homme très discret. Sollicité par plusieurs médias français, il a refusé de répondre. Son nom n’apparaît plus sur le site internet de l’hôpital. Et pour cause. Depuis qu’il est au cœur de la décision, le médecin est sous la pression et les menaces de personnes qui ont déjà sévi de telle manière avec ses prédécesseurs, rapporte l’Union.

« Je suis rassurée que le médecin n’ait pas craqué et ne se soit pas senti menacé par les promesses de procès » de la part des parents, déclarait Marie-Geneviève Lambert, demi-sœur de Vincent, peu avant son décès. L’avocat des parents de Vincent Lambert farouchement opposés à l’arrêt des traitements avait promis une « plainte disciplinaire aux fins de radiation ainsi que de poursuites pénales à son encontre ».

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. Si le Myanmar annonce des mesures de retour et que le Bangladesh s’engouffre dans la brèche, non seulement peu de Rohingyas sont candidats au retour mais les experts internationaux confirme que les conditions ne sont pas réunies.

    Deux ans après, l’impossible retour des Rohingyas

  2. HOCKEY EUROHOCKEY FINAL BELGIUM VS SPAIN

    Maîtrise et sang-froid: les Red Lions sacrés champions d’Europe (vidéos)

  3. FRANCE G7 SUMMIT

    G7: Biarritz en état de siège, la ville où on apprend à attendre…

La chronique
  • Vous avez de ces mots: La parlure des {ceux de chez nous}

    Entre wallon et français

    Le précédent billet de cette chronique vous a rappelé pourquoi les œuvres d’Arthur Masson, qui comportent du français et du wallon, ne peuvent pas être considérées comme un langage mixte. L’auteur distingue soigneusement les deux langues, en les faisant alterner selon les personnages ou les circonstances du récit. Il nous faut donc chercher ailleurs l’équivalent du bruxellois « beulemans », dans lequel français et flamand sont parfois imbriqués au sein d’une même phrase ou d’une même expression.

    Cet équivalent existe, mais il n’est plus guère connu aujourd’hui que de quelques spécialistes des productions régionales et d’un lectorat moins jeune encore que celui qui a apprécié la Toinade d’Arthur Masson. Il s’agit d’une littérature essentiellement liégeoise de par l’origine des auteurs et le décor des romans ou nouvelles. Elle est écrite dans une langue dont la base est incontestablement...

    Lire la suite

  • L’Amazonie en feu: Sa forêt? Nos poumons!

    Alors, #prayforamazonas. #prier pour l’Amazonie. C’est en apparence tout ce qu’il nous reste à faire. Car entre la bêtise du président (élu) d’un des plus grands pays de la planète (Jair Bolsonaro) et l’incapacité répétée des grands dirigeants du monde de faire bloc, il n’y a plus guère de place que pour l’incantation.

    Un ciel jaunâtre éclipse São Paulo, une eau de pluie noire déferle sur la ville brésilienne, et nous croisons les doigts. 74.000 feux ont été comptabilisés depuis janvier au Brésil,...

    Lire la suite