Le médecin de Vincent Lambert sous pression

Le médecin du CHU de Reims qui a validé l’arrêt des traitements de Vincent Lambert doit faire face à de nombreuses menaces. L’ancien infirmier de 42 ans dans un état végétatif depuis un accident de la route, Vincent Lambert est décédé jeudi au CHU de Reims, un peu plus d’une semaine après l’arrêt de ses traitements.

Le chef du service des soins palliatifs et de l’unité des cérébrolésés du CHU de Reims, qui a décidé d’arrêter les traitements de Vincent Lambert, est un homme très discret. Sollicité par plusieurs médias français, il a refusé de répondre. Son nom n’apparaît plus sur le site internet de l’hôpital. Et pour cause. Depuis qu’il est au cœur de la décision, le médecin est sous la pression et les menaces de personnes qui ont déjà sévi de telle manière avec ses prédécesseurs, rapporte l’Union.

« Je suis rassurée que le médecin n’ait pas craqué et ne se soit pas senti menacé par les promesses de procès » de la part des parents, déclarait Marie-Geneviève Lambert, demi-sœur de Vincent, peu avant son décès. L’avocat des parents de Vincent Lambert farouchement opposés à l’arrêt des traitements avait promis une « plainte disciplinaire aux fins de radiation ainsi que de poursuites pénales à son encontre ».

 
 
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