Une enquête ouverte sur l’amiante dans le talc Johnson & Johnson

Une enquête ouverte sur l’amiante dans le talc Johnson & Johnson
AFP

Le ministère public américain enquête sur le talc pour bébés de la firme Johnson & Johnson (J&J) et les risques potentiels de cancer qui y seraient liés, annonce vendredi l’agence Bloomberg.

La firme pharmaceutique a déjà été condamnée à plusieurs reprises à indemniser des personnes malades après avoir utilisé ce talc. Plus de 14.000 poursuites ont été engagées par des personnes atteintes de cancer. Le ministère public ouvre à présent une nouvelle enquête.

J&J a vendu pendant des décennies cette poudre pour bébés. Depuis lors, l’entreprise gagne beaucoup plus d’argent avec ses autres produits dont les médicaments. Elle estime qu’il n’existe aucun risque lié à l’utilisation du talc et affirme que l’on n’a jamais retrouvé de trace d’amiante.

Cependant, des documents internes soumis au tribunal montreraient que la société était peut-être au courant de la présence d’amiante et des risques pour la santé qui y sont associés depuis les années 60 et 70. Des scientifiques employés par l’entreprise auraient même mis en garde leur employeur contre les conséquences judiciaires de cette situation.

J&J assure avoir mis de l’argent de côté, sans préciser combien. L’agence Bloomberg estime que le coût de ces procès pourrait atteindre 15 milliards de dollars. L’entreprise nie toute responsabilité et affirme que tous les produits sont sûrs.

L’action Johnson & Johnson a chuté de plus de 5% après l’annonce de l’existence de cette nouvelle enquête.

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. PHOTONEWS_10838727-107

    La Une choquante du Corriere dello Sport sur Lukaku: gratuit et attiseur de haine

  2. B9721767720Z.1_20191130001105_000+G4NF11L67.2-0

    Philippe Close sur le chaos à Bruxelles: «Du monde dans le centre-ville? Une bonne nouvelle!»

  3. Image=d-20191022-3WTRV1_high

    Dossier «de la pergola»: le parquet renonce à poursuivre Stéphane Moreau et Bernard Thiry

La chronique
  • L’éclipse du soft power américain

    Samedi dernier, le New York Times a répondu sèchement au gouvernement chinois, qui avait traité de fake news les informations que le journal avait publiées sur la persécution des minorités musulmanes dans le Xinjiang, alors que ces révélations, accablantes, étaient fondées sur des documents internes du régime. Habituellement très pondéré, l’éditorialiste n’a pas hésité à faire le parallèle avec l’époque nazie, « lorsque Hitler parlait de la Lügenpresse, la presse menteuse, pour discréditer le journalisme indépendant ».

    Sa cible réelle, toutefois, était Donald Trump, accusé d’user et d’abuser de l’expression fake news pour vilipender les médias qui le dérangent, au risque de servir d’alibi aux régimes autoritaires qui verrouillent l’information. « Quand un président américain attaque la presse indépendante, les despotes s’empressent de l’imiter », notait le journal, en évoquant une kyrielle de pays, de la Russie au Burundi, qui ont trouvé dans le spectre des fake news une justification très commode de leurs attaques contre les médias...

    Lire la suite

  • La participation au secours de la démocratie

    La démocratie n’est plus une évidence. Accablée de toutes les impuissances du monde, elle ne s’impose plus comme un système légitime et efficace. Boucs émissaires : les élus, en lesquels les électeurs ont de moins en moins confiance. C’est donc la démocratie représentative qui semble en crise. Et la démocratie participative qui semble l’issue.

    Réconciliera-t-on le citoyen avec la politique en l’y intégrant ? C’est le pari de celles et ceux qui multiplient les initiatives de participation...

    Lire la suite