Donald Trump attaque de nouveau quatre élues démocrates issues de minorités

Les élues démocrates Alexandria Ocasio-Cortez, Ilhan Omar et Haley Stevens.
Les élues démocrates Alexandria Ocasio-Cortez, Ilhan Omar et Haley Stevens. - AFP

Le président américain Donald Trump a de nouveau attaqué violemment lundi quatre élues démocrates issues de minorités en les accusant « d’aimer les ennemis » de l’Amérique et en leur disant de quitter les États-Unis si elles n’y étaient pas heureuses.

« Ce groupe de quatre personnes », « elles se plaignent constamment », a-t-il lancé à la Maison Blanche en référence à Alexandria Ocasio-Cortez de New York, Ilhan Omar du Minnesota, Ayanna Pressley du Massachusetts et Rashida Tlaib du Michigan.

« Ce sont des gens qui haïssent notre pays. Elles lui vouent une haine viscérale », a-t-il ajouté. « Si vous n’êtes pas heureuses ici, vous pouvez partir », a-t-il conclu.

Citant nommément Ilhan Omar, arrivée aux Etats-Unis après avoir fui la guerre en Somalie, il l’a notamment accusée de « haïr les juifs ». « Je vois Omar (…), j’entends la manière dont elle parle d’Al-Qaïda », a-t-il dit.

« Vous avez une personne qui vient de Somalie – qui a un gouvernement en faillite, un Etat en faillite – qui a quitté la Somalie, qui est venue ici et est maintenant une parlementaire qui n’est jamais contente. Elle dit des choses horribles sur Israël. Elle hait Israël, elle hait les juifs, c’est très simple », a affirmé le président des Etats-Unis.

Quant à Alexandria Ocasio-Cortez, il l’a accusée d’avoir empêché Amazon de s’installer à New York, et donc d’avoir coûté « des dizaines de milliers d’emplois » à l’Etat.

Une sénatrice républicaine appelle Trump à retirer ses propos

La sénatrice républicaine modérée Susan Collins a réagi aux propos teintés de xénophobie de Donald Trump en appelant le milliardaire à « retirer ses commentaires ».

« Le tweet du président où il disait que des élues du Congrès devraient retourner +d’où elles viennent+ était totalement déplacé et devrait être retiré », a déclaré dans un communiqué cette sénatrice du Maine, première républicaine de renom à s’opposer aussi frontalement à la rhétorique utilisée par le président conservateur depuis deux jours.

 
 
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