Coalition wallonne: toujours pas de négociations officielles entre le PS, Ecolo et le MR

Charles Michel, Willy Borsus, Paul Magnette et Elio Di Rupo
Charles Michel, Willy Borsus, Paul Magnette et Elio Di Rupo - Belga

Si les négociations sont dans la dernière ligne droite à Bruxelles, elles restent dans les limbes en Wallonie et en Fédération Wallonie-Bruxelles.

Après l’échec de la tentative « coquelicot », le bureau du PS a invité Ecolo et le MR à de premiers contacts et « le cas échéant », à « entamer les négociations » conduisant à de futures déclarations de politique générale pour les deux entités fédérées. Deux réunions ont eu lieu au plus haut niveau jeudi et vendredi. Les jours suivants ont été mis à profit pour des contacts informels et très discrets.

Le MR sème le trouble

Un élément a semé le trouble dans le début du dialogue : la volonté plus ou moins claire des libéraux d’être associés aux négociations bruxelloises. Une manœuvre tardive qui a freiné les discussions en Wallonie aussi. Logiquement, des contacts plus formels pourraient voir le jour en fin de semaine après l’installation de l’exécutif de Rudi Vervoort.

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. Sergio Mattarella rencontrera à nouveau les chefs de partis mardi prochain qui devront lui présenter un projet de gouvernement stable permettant d’éviter un retour aux urnes anticipées.

    Italie: un nouveau mariage bancal en perspective

  2. Le bourgmestre de Lessines est en guerre contre l’Unité wallonne du bien-être animal.

    Une saisie de chevaux à Lessines se transforme en affaire de santé publique

  3. Alaa Sheikhi, 24 ans, réfugié syrien arrivé en 2015 a été condamné à 9 ans et demi de prison. Il clame son innocence.

    Allemagne: à Chemnitz, le réfugié accusé dénonce un verdict politique

La chronique
  • Lettre d’Europe: le «Vieux Monde» a encore son mot à dire, non?

    L’Union européenne est à cran. Elle émerge à peine de dix ans de crise et de croissance larvée et fait face à un ralentissement économique. Les Européens regardent, médusés, le bras de fer commercial entre Washington et Pékin – et le chaud et froid que souffle l’hôte de la Maison-Blanche. Voilà qui ne fait pas notre affaire. Logique. Tout ce qui peut entraver la croissance du commerce international est perçu, de ce côté-ci de l’Atlantique, comme une (autre) menace quasi-existentielle, qui s’ajoute à la perspective d’un Brexit sans accord et d’élections anticipées en Italie, qui pourraient donner les « pleins pouvoirs » à la Ligue et à son patron Matteo Salvini.

    On aime d’autant plus détester M. Trump qu’il n’a guère d’égards pour ses « alliés » européens. Il laisse toujours planer la menace de droits de douane sur les voitures allemandes et a prévenu que l’assouplissement de la politique monétaire européenne,...

    Lire la suite

  • Bateaux humanitaires en Méditerranée: Kafka sur nos rivages

    La Méditerranée est à double visage. Il y a celui de cette eau bleue, avec sa puissance d’attraction lumineuse où nous avons puisé nos réserves durant ces vacances. Et puis il y a l’autre, celui de cette eau qui fait office, selon les cas, de tombeau ou de prison flottante. Aujourd’hui toujours. Car rien n’est réglé pour ces bateaux qui traversent la Méditerranée à la recherche d’un port où débarquer les hommes, femmes et enfants sauvés alors qu’ils tentent de rejoindre nos rivages européens. Les remous créés par les appels à l’aide des...

    Lire la suite