Un rapport de l’Otan confirme la présence d’armes nucléaires en Belgique

Didier Reynders, ministre fédéral de la Défense
Didier Reynders, ministre fédéral de la Défense

Un document public de l’Otan confirme que la Belgique abrite des armes nucléaires américaines sur son sol, ont découvert Ecolo et Groen. Une version du texte, qui a depuis lors été adaptée, évoque la présence d’ogives nucléaires B61 dans la base militaire de Kleine-Brogel, dans le Limbourg, lit-on mardi dans La Libre Belgique et De Morgen.

La présence de ces armes sur le sol belge est sans doute le secret d’État le moins bien gardé du pays. Mais la réaction du gouvernement et de la Défense est toujours la même: on ne confirme pas et on n’infirme pas non plus.

Le document en question est un projet de rapport de la commission Défense et Sécurité de l’Otan qui s’était tenue lors de la session de printemps de l’Alliance, du 31 mai au 3 juin derniers, à Bratislava.

« Dissuasion »

Le rapport, disponible sur internet, était daté du 16 avril et porte sur la «dissuasion nucléaire». On y lit que «dans le contexte de l’Otan, les États-Unis déploient environ 150 armes nucléaires, en particulier des bombes gravitationnelles B61, en Europe, à bord d’avions à double capacité (capacité conventionnelle et nucléaire, tels que les F-16 belges, NDLR), à la fois américains et alliés. Ces bombes sont stockées dans six bases américaines et européennes - Kleine-Brogel en Belgique, Büchel en Allemagne, Aviano et Ghedi-Torre en Italie, Volkel aux Pays-Bas et Inçirlik en Turquie».

Une nouvelle version du rapport a été mise en ligne jeudi dernier. Il y est à présent écrit que «dans le contexte de l’Otan, selon des sources ouvertes, les États-Unis déploient environ 150 armes nucléaires, en particulier des bombes gravitationnelles B61, en Europe, sur des avions à double capacité à la fois américains et alliés. Les alliés européens souvent cités comme exploitant de tels avions sont la Belgique, l’Allemagne, l’Italie, les Pays-Bas et la Turquie».

 
 
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