Ursula von der Leyen élue de justesse présidente de la Commission européenne

L’actuelle ministre allemande de la Défense est la première femme à la tête de la Commission.
L’actuelle ministre allemande de la Défense est la première femme à la tête de la Commission. - Reuters

Cela va probablement barder là où l’on s’y attendait le moins : au groupe du Parti populaire européen, la famille politique d’Ursula von der Leyen et de sa mentor, la chancelière allemande Angela Merkel. Celle que l’on peut désormais nommer « présidente élue » de la prochaine Commission européenne a été élue de justesse, avec à peine 9 voix de plus que le minimum nécessaire de 374 représentants la majorité absolue, soit 383 voix pour, 287 contre et 22 abstentions.

Personne ne s’attendait à ce que Madame von der Leyen fasse le plein des voix des trois partis politiques qui la soutenaient officiellement (PPE, sociaux démocrates du S&D et libéralo-macroniens de Renew Europe, totalisant à eux trois 444 députés).

Mais tenant compte de légères défections dans les deux premiers, et d’une centaine sur les 154 que compte le troisième, les pronostics tablaient sur 370. A ceux-ci s’étaient ajoutés les voix annoncées positives du Mouvement Cinq Etoiles italien (14 voix) et du PiS national-conservateur polonais (26), qui avait jusqu’à la dernière minute fait attendre sa décision. Sans compter quelques autres probables apports épars. Ce qui aurait dû donner un total d’au moins 410.

Cette élection de justesse constitue une semi-défaite pour la nouvelle présidente, qui démarre son mandat – elle n’entrera en fonction avec sa Commission que le 1er novembre – avec un soutien limité de sa propre majorité. C’est aussi un désaveu flagrant à l’attention des chefs d’Etat ou de gouvernement, qui ont désigné Madame von der Leyen en la « tirant de leur chapeau », l’informant seulement la veille de sa probable nomination au poste dirigeant le plus important de l’Union européenne.

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