Le groupe IPM va introduire un recours contre le retrait de la licence de DH Radio

DH Radio n’a pas été jugée assez «singulière et originale» par le CSA qui lui retire sa fréquence.
DH Radio n’a pas été jugée assez «singulière et originale» par le CSA qui lui retire sa fréquence. - DH Radio.

On l’annonçait ce lundi : le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) a décidé de retirer la licence FM de DH Radio, appartenant au groupe IPM (DH et La Libre). Dans le nouveau plan de fréquences, qui devrait être confirmé par le régulateur ce mercredi, DH Radio ne détient plus le réseau urbain « U2 ». Tous les autres réseaux qui couvrent les territoires de Bruxelles et de la Wallonie gardent leurs fréquences, à savoir Bel RTL et Contact (RTL), Nostalgie et NRJ (NGroup) et Fun. Le sixième réseau, celui de DH Radio, passe dans les mains de LN24, la chaîne d’infos en continu qui démarre en télé le 2 septembre. Cette place sur la bande FM était aussi convoitée par les télés locales, Chérie FM et Goldie (NGroup), Mint (RTL) et MFM, une radio 100 % chanson française. Autant de candidats recalés au terme de quatre mois d’analyse des dossiers par le CSA.

Un verdict jugé partial

Cette décision du retrait de la licence de DH Radio ne plaît pas au CEO d’IPM Group, François le Hodey. Sur les sites de La Libre et de la DH, mais également dans l’édition des journaux de ce mercredi. Sur une page complète, le CEO s’adresse à ses lecteurs, internautes et auditeurs. Il explique que le CSA aurait estimé que leur radio n’était pas assez « singulière et originale ». « Une appréciation incroyable », estime le patron qui souligne que DH Radio « diffuse un programme très différent des autres radios » et qu’elle « apporte une vraie diversité dans le paysage radiophonique francophone ». Et François le Hodey de rappeler que « cette radio représente 10 années d’efforts, 10 millions d’euros d’investissements et des milliers d’heures de travail ».

Pour conclure en annonçant que le groupe conteste « ce verdict jugé partial » et qu’il va introduire un recours devant le Conseil d’État « pour lui demander de juger si le CSA a vraiment appliqué avec rigueur et sans discrimination sa procédure de sélection ». Pour l’heure, seuls quelques autres candidats non retenus par le CSA se sont exprimés. Ils ont attendu, comme le régulateur, de recevoir le courrier officiel du CSA pour s’exprimer. Ce courrier est arrivé chez les éditeurs ce mercredi. RTL Belgium a déclaré lundi que la décision du CSA de ne pas délivrer une fréquence à Mint mettait «un terme définitif au projet». La radio raccrochera le 31 août prochain.

BX1 ne renonce pas

Quand à BX1, dont le projet de radio conjoint avec d’autres télés locales n’a pas été retenu par le CSA, a annoncé qu’elle ne renonçait pas à son projet radiophonique. «L’heure est à l’examen approfondi des motivations qui à première lecture, présentent des incohérences et des erreurs interpellantes (…) Nous mettrons à profit le délai de 60 jours pour exprimer une réaction définitive, mais nous ne renoncerons pas à l’obtention de fréquences FM et DAB+», indique Marc de Haan, directeur de la chaîne. Un recours n’est donc pas exclu. La chaîne bruxelloise lancera, comme prévu, sa web radio le 27 septembre prochain.

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous