Le Vlaams Belang écarté du comité de gouvernance de la Chambre

Le Vlaams Belang écarté du comité de gouvernance de la Chambre
Belga

Depuis les élections du 26 mai, marquées par une forte progression du Vlaams Belang, la plupart des partis présents à l’assemblée tentent d’écarter les élus d’extrême droite des fonctions clés à la Chambre. La démarche la plus spectaculaire, on s’en souvient, fut l’élection, au mois de juin, de Patrick Dewael à la présidence de la Chambre pour barrer une vice-présidence d’extrême droite.

Un autre barrage a été dressé ce mercredi matin, cette fois au bureau de la chambre. Ce bureau, composé des chefs de groupe devait désigner le Comité de gouvernement de la Chambre. C’est un organe important : il gère tout le fonctionnement de l’institution, en ce compris les recrutements et l’organisation interne. Le président de la Chambre en est membre, ainsi que les trois vice-présidents. Mais il fallait encore nommer deux membres. « Une possibilité était d’appliquer la clé D’Hondt (une répartition en fonction du poids électoral respectif des partis, NDLR), mais ceci aurait permis au Vlaams Belang d’y accéder. Finalement, un vote est intervenu, et la majorité a désigné un membre du MR et un membre du CD&V. Et la composition de cette majorité n’étonnera guère : on y trouve tous les partis, sauf la N-VA et le Vlaams Belang, suivant l’axe qui se dessine depuis que le parlement a débuté ses activités.

L’objectif du PS

Côté socialiste, où l’on a poussé cette solution, on justifie. « Notre objectif, c’est d’empêcher le Vlaams Belang d’instrumentaliser les institutions parlementaires à ses propres fins », dit le chef de groupe Ahmed Laaouej.

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