Villas avec l’océan Indien comme jardin

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Il est des endroits au monde où il est bon de ne rien faire, si ce n’est se laisser bercer par la rumeur de l’océan. Les villas du Paradis en font partie.
Il est des endroits au monde où il est bon de ne rien faire, si ce n’est se laisser bercer par la rumeur de l’océan. Les villas du Paradis en font partie. - D.R.

Au pied du Morne Brabant, célèbre « rocher » qui culmine à 550 m d’altitude au sud-ouest de l’île Maurice, s’étend le Paradis, l’un des resorts de vacances les plus connus de cette destination qui en fait rêver plus d’un.

Propriété de Beachcomber, groupe hôtelier qui possède plus de 2.000 chambres dans son « jardin » mauricien, le complexe a tout pour ravir sa clientèle, essentiellement familiale. Pour satisfaire encore davantage les plus fortunés d’entre eux, 13 villas exclusives viennent d’être entièrement rénovées. Et quand on dit entièrement, on ne peut pas mieux dire puisque ladite rénovation a coûté la bagatelle d’un demi-million d’euros… par villa.

Toutes les chambres des villas donnent sur la plage qui, même si elle n’est pas privée, procure néanmoins un sentiment de tranquillité.
Toutes les chambres des villas donnent sur la plage qui, même si elle n’est pas privée, procure néanmoins un sentiment de tranquillité. - D.R.

A l’origine de ces charmants pied-à-terre que l’on s’arrache aujourd’hui à partir de 1.850 euros/nuit (pour 4 adultes et 4 enfants), il y avait des bungalows à l’architecture créole qui ont servi au siècle dernier de maisons de vacances aux locaux.

Directeur opérationnel de Beachcomber, Jean-Louis Pismont se souvient très bien de l’année 1996, lorsqu’il posa le pied sur l’île. « Beachcomber venait tout juste d’entamer la destruction de ces bungalows qui étaient posés sur des terrains de l’Etat sans grande valeur », explique-t-il. « Pour ne pas surcharger le site, on a décidé de les remplacer par des villas qui n’avaient rien de bling-bling mais dans lesquelles on allait pouvoir développer l’art de vivre propre au groupe. »

Ces mêmes maisons sont aujourd’hui parées pour résister à l’usure des dix prochaines années, voire beaucoup plus. Fibre optique, nouveaux revêtements de sols, techniques remises aux normes, aménagement d’une cuisine privative, tout, absolument tout y est passé. « Le grand “plus” de ces villas est qu’elles sont posées au bord du lagon, avec un accès direct et ultra-privilégié à la plage », insiste Jean-Louis Pismont. « Les villas sont spacieuses et disposent toutes de 3 chambres, sauf la présidentielle qui en a 4. Et comme vous avez pu le constater, il n’y a pas de piscine car la plus belle piscine est juste devant vous… »

Entrer dans l’une de ces demeures qui se loue avec majordome et chef cuisinier procure un sentiment immédiat de bien-être. Face au séjour qui donne sur une grande terrasse ombragée, il y a le gazon et juste après… le sable et l’océan Indien. Il ne manque que la parole au hamac posé entre deux palmiers pour vous intimer l’ordre d’y faire une sieste, une religion sous ces latitudes.

Chic « fifties »

Revisitées dans un esprit tropical chic très fifties, les villas s’adressent à ceux qui ont les moyens de se l’offrir le temps d’un séjour qui réunit tous les ingrédients pour être inoubliable. « Elles s’adressent à une clientèle haut de gamme puisque le prix moyen de la nuit tourne autour des 2.000 euros avec petit-déjeuner inclus », sourit notre hôte en touillant dans son cappuccino. « Et pendant les vacances de Noël, période la plus prisée et la plus chère, ça grimpe jusqu’à 4.500 euros/nuit, avec une réservation de 12 nuits minimum. Beaucoup de nos clients utilisent ces villas comme s’il s’agissait de leur maison de campagne et beaucoup louent pour 2, voire 3 semaines. Ce sont souvent les mêmes familles qui reviennent d’année en année mais cela peut se comprendre car une fois qu’on a “goûté” à un séjour en villas, on en redemande. Je vous surprendrai peut-être mais pendant les trois prochaines années pour Noël, nos villas sont toutes louées… »

Les autres périodes très demandées au Paradis sont la Toussaint, les vacances de Carnaval et de Pâques, ainsi que la semaine du 15 août. « Les semaines après Pâques et jusqu’à la mi-août se remplissent plus difficilement. C’est là que le client peut trouver nos meilleures offres… », précise Jean-Louis Pismont.

Séjourner en villas permet bien sûr l’accès aux sept restaurants du resort ainsi qu’aux nombreuses activités, nautiques et autres, proposées tant au Paradis qu’au Dinarobin, autre fleuron de Beachcomber situé à un jet de pierres, à une distance que l’on parcourt à vélo ou en voiturette électrique, fournis avec la location de la villa. Parmi les activités, on se doit de noter un golf de 18 trous, lui aussi situé dans le jardin des villas mais cette fois « côté rue », qui vaut le détour. Planté au pied de cet incontournable Morne, montagne classée au patrimoine mondial de l’Unesco pour avoir servi de refuge aux esclaves aux XVIII et XIXe siècles, le parcours offre en plus de l’aspect hautement compétitif des points de vue époustouflants. Plantés au bord de l’océan, les trous 16, 17 et 18 valent eux aussi leur pesant de birdies car ils offrent une vue sur l’océan et le village du Morne.

Un demi-million d’euros de rénovation par villa, c’est beaucoup d’argent mais l’investissement doit être mis en rapport avec une autre donnée que notre interlocuteur ne manque pas de nous communiquer : chaque villa produit annuellement un chiffre d’affaires brut de 460.000 euros. A ce train-là, on comprend que la rénovation ne mettra pas longtemps à être amortie.

Le succès des villas du Paradis s’inscrit dans celui de l’île tout entière. On le doit à un certain Amédée Maingard, un visionnaire puisqu’il a été le premier à avoir osé ouvrir dans les années 50 un hôtel au beau milieu du grand nulle part de l’océan Indien : le Park Hotel, à Curepipe. Le fondateur du New Mauritius Hotels, l’ancêtre de Beachcomber, ignorait alors que son groupe posséderait un jour 8 complexes sur l’île Maurice (un neuvième sera inauguré, fin 2020, aux Salines de Tamarin) et pourvoirait à lui seul à 5.500 des 40.000 emplois du secteur hôtelier mauricien.

Il est à noter que les villas du Paradis ne sont pas à vendre, « et elles ne le seront sans doute jamais », dixit Jean-Louis Pismont. Pourtant, l’île Maurice reste une destination prisée des investisseurs. Les sommes d’entrée pour investir ont été revues à la baisse, le marché immobilier a explosé ces cinq dernières années, la non-imposition sur les plus-values reste d’application et les taxes sont toujours plafonnées à 15 %. Last but not least, le gouvernement affiche une belle stabilité pour un pays qui, rappelons-le, accueille des populations pratiquant toutes les religions.

Bref, les conditions sont réunies pour s’envoler vers un pays qui n’a pas son pareil pour choyer ses touristes. Beachcomber l’a très bien compris. Et cela ne date pas d’hier…

Deux complexes au même endroit

Par Paolo Leonardi

Outre les villas, le Paradis, c’est avant tout des chambres et des suites, 4 restaurants, 2 bars, un centre de bien-être avec soins personnalisés, un espace fitness et une foultitude d’activités (golf, pétanque, ski nautique, planche à voile, football, volley-ball, tennis, kayak, pêche au gros)… Selon la période, et en cherchant (très) bien, il est possible de trouver des chambres à partir de 155 euros par personne avec petit-déjeuner. Le Paradis se trouve à 65 km de l’aéroport. Comptez une heure et demie en voiture.

Situé dans le prolongement du Paradis, le Dinarobin, lui aussi labellisé Beachcomber, est plutôt réservé aux clients préférant le calme et l’intimité. Un peu plus select, le resort accueille également plusieurs restaurants, dont La Ravanne, l’endroit parfait pour un dîner aux chandelles face à l’océan. Comment dire... top !

 
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