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Fin du conflit entre BX1 et Proximus: la chaîne obtient le numéro 10

Une mise en demeure, une pétition, des réactions politiques: la bataille de BX1 pour retrouver une meilleure position finit bien. Proximus a plié à ses arguments.

Temps de lecture: 3 min

Début juin, naissance du conflit. Nous expliquions que l’opérateur Proximus avait réorganisé la numérotation des chaînes présentes dans son offre. L’objectif ? « Permettre aux téléspectateurs de s’y retrouver plus facilement », selon l’opérateur. Un chamboulement qui avait fait grincer des dents du côté des télés locales, surtout la chaîne bruxelloise BX1. Classée 25e, elle avait été rétrogradée à la 160e place. Un changement inacceptable pour son directeur général, Marc de Haan. Ce dernier expliquait que « former trois chiffres sur la télécommande pour trouver une chaîne, on sait que les téléspectateurs ne le font pas ». Ce nouveau classement « totalement improbable » risquait de « démolir notre travail », estimait le directeur.

Double violation

Ni une ni deux : les téléspectateurs réagissent et lancent une pétition. L’affaire prend une nouvelle dimension et BX1 ne démord pas. La télé bruxelloise envoie une mise en demeure à l’opérateur télécom : « Si Proximus ne revient par sur sa décision, nous envisagerons toutes les actions possibles : en justice (référé), devant le CSA », avait prévenu Marc de Haan. Pour le directeur, Proximus violait le contrat de diffusion qui les lie et qui stipule que la télé locale doit se retrouver dans l’offre de base francophone du distributeur. Deuxièmement, cette décision violait le décret sur les services de médias audiovisuels (SMA) qui déclare que « le service de télévision locale dans sa zone de couverture doit être positionné par défaut parmi les quinze premières positions de l’offre de base des distributeurs ». Les opérateurs télécoms avaient deux ans pour se mettre en conformité. Ce que Proximus a visiblement ignoré.

Réaction politique

Le bras de fer continue. Proximus, lui, avait répondu que la notion d’« offre de base » n’a rien à voir avec la numérotation. Elle désigne toutes les chaînes accessibles aux clients ayant opté pour un abonnement TV simple, sans option. C’est bien le cas de BX1. L’opérateur ajoutait qu’en formant le numéro 10 sur sa télécommande, le téléspectateur arrive sur un écran d’accueil et peut, moyennant l’utilisation du bouton rouge, accéder à la télé locale de sa zone (BX1 à Bruxelles, Télésambre à Charleroi…). Rien n’y fait : Marc de Haan veut un accès plus direct à sa chaîne. Et les politiques prennent le relais. La présidente de la COCOF Fadila Laanan (PS) et le ministre des médias en Fédération Wallonie-Bruxelles Jean-Claude Marcourt (PS) avaient réagi à la décision de l’opérateur.

« Une excellente nouvelle »

Clap de fin un mois plus tard. Ce mercredi 17 juillet, BX1 annonçait, non sans soulagement, que Proximus s’était plié à ses arguments. « L’opérateur annonce finalement que BX1 sera de nouveau accessible en Région bruxelloise sur le canal 10 dans les prochaines heures », lançait la télé locale. Et Marc de Haan s’empressait de relayer la bonne nouvelle sur Twitter : « Une excellente nouvelle pour BX1 : nous revenons en force sur Proximus TV avec le numéro 10 ! ». Le directeur a également remercié la CEO de Proximus, Dominique Leroy, les partenaires, le CSA et le public de BX1, « bien aimé et bien aimant ». Tout est bien qui fini (presque) bien. Puisque les télévisions locales wallonnes restent, elles, placées entre les numéros 160 et 171.

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