RDC: deux élus condamnés à 20 et 10 ans de prison pour meurtres

RDC: deux élus condamnés à 20 et 10 ans de prison pour meurtres
Roger Milutin

Un député provincial et un député national ont été condamnés à respectivement 20 et 10 ans de prison dans deux affaires de meurtres cette semaine dans l’est de la République démocratique du Congo, par ailleurs toujours victime de la violence des groupes armés.

Le député provincial de l’Ituri, Didier Boyoko, a été condamné le 16 juillet à 20 ans de prison par un tribunal militaire à Bunia, ont rapporté les médias congolais. Il était poursuivi avec 13 complices pour le meurtre de deux personnes dont un ressortissant chinois.

La RD Congo renonce au vaccin belge contre Ebola

Le député provincial «figurait parmi les 14 personnes - dont des militaires - poursuivies dans l’attaque contre un convoi d’exploitants d’or chinois, le 17 juin», a rapporté la radio Top Congo.

Son procès avait commencé en public, en plein air, en plein centre de Bunia le 19 juin.

De son côté, le député national Luc Mulimbalimba a été condamné le 18 juillet à dix ans de prison pour le meurtre d’un civil mi-juin par la Haute cour militaire à Bukavu.

L’auteur matériel du crime, un militaire commis à sa garde, a été condamné à perpétuité.

L’impunité des élus et des élites a souvent été dénoncée dans l’est de la République démocratique du Congo, où des dizaines de groupes armés perturbent la vie des civils.

Près de Beni dans la province du Nord-Kivu, trois civils ont été tués jeudi alors qu’ils travaillaient aux champs, ont rapporté vendredi plusieurs sources.

«Ces trois personnes tuées à la machette allaient chercher à manger pour leur famille», a indiqué l’administrateur de territoire de Beni (responsable local), Donat kibwana, à un correspondant de l’AFP.

RDC: l’opposition vent debout contre la Cour constitutionnelle

Les autorités attribuent comme d’habitude ces trois meurtres aux miliciens des Forces démocratiques alliées (ADF).

Historiquement des rebelles musulmans ougandais, les ADF sont les responsables présumés du massacre de centaines de civils dans la région de Beni depuis octobre 2014.

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. Le nouveau ministre des pouvoirs locaux, Pierre-Yves Dermagne, a annoncé qu’il allait demander des explications aux CA de Nethys et Enodia.

    Brutélé sur la vente discrète de Voo par Nethys: «On est considéré comme une partie négligeable»

  2. tshisekedi

    Félix Tshisekedi au «Soir»: «Ce n’est pas normal que le Congo soit l’un des pays les plus pauvres du monde»

  3. François Desquesnes et le CDH partagent les ambitions de la majorité, mais dénoncent un manque de clarté.

    François Desquesnes (CDH): «Le texte du PS, du MR et d’Ecolo pour la Wallonie tourne autour du pot»

La chronique
  • Vive le furlong!

    Pour retrouver la canicule, plongeons-nous un moment dans la tête de Boris Johnson.

    A quoi ressemblera dans son esprit la Grande-Bretagne après qu’elle ait fermé les volets et les mille sabords pour que rien ne vienne plus souiller les mocassins à glands des sujets de Sa Gracieuse Majesté ?

    A propos d’Elisabeth II, justement. Symbole essentiel de la Grande-Bretagne à l’ancienne que les Brexiters veulent reconstituer. Elle restera évidemment reine de la quinzaine d’Etats du Commonwealth dont elle est la cheffe d’Etat (dont l’Australie et le Canada). Mais, pour marquer le retour à la Belle Epoque, elle reprendra le titre d’Impératrice des Indes. Ça ne coûte pas cher et quelques gogos d’électeurs n’y verront que du feu. Permettant de sortir du placard ce magnifique slogan de jadis : un empire sur lequel le soleil ne se couche jamais – ce qui au passage permet de supprimer l’heure d’été, c’est toujours ça d’économisé.

    ...

    Lire la suite

  • «Nous avons une obligation de résultats»: chiche!

    Nous avons désormais une obligation de résultats. » Elio Di Rupo parlait d’or devant ses militants jeudi soir à Namur. Cette phrase vaut d’ailleurs au premier chef pour le (l’ex ?) président du PS qui s’est couronné ministre-président wallon et a mené les négociations menant à l’accord de gouvernement. Mais elle s’applique tout autant aux deux autres partis qui forment le nouvel arc-en-ciel.

    Se serrer les coudes...

    Lire la suite