Quintana domine les cols, Alaphilippe sauve son maillot jaune: ce qu’il faut retenir de la 18e étape du Tour de France (vidéos)

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Premier volet de ce Triptyque alpestre, cette longue étape pouvait offrir tous les scénarios selon l’organisateur. On a longtemps pensé que ce fut celui d’un long round d’observation qui prévalait, jusqu’à ce que Quintana n’ouvre les débats dans le Galibier.

Comme la veille, c’est un large groupe qui se formait en direction de la première difficulté du jour, le col de Vars. Au sein de cet escadron, Quintana et Bardet mais aussi 5 Belges : Van Avermaet, Pauwels, Benoot, De Buyst et Wellens, décidé à défendre son maillot à pois.

Le Limbourgeois franchissait effectivement le premier col en tête, devant Bardet, mais ne pouvait suivre le tempo imprimé dans la longue escalade de l’Izoard. Se sachant inférieur aux meilleurs, Van Avermaet anticipait avec Bernard mais c’est Caruso qui passait en tête au sommet, toujours devant Bardet. Le groupe de 16 hommes qui s’était reformé à la sortie de Briançon perdait peu à peu des unités, jusqu’à n’en laisser que cinq aux prises… Dont Quintana qui démarrait seul.

L’offensive du Colombien se révélait tranchante puisqu’allait sans cesse creuser l’écart sur Bardet et le reste de ses anciens compagnons. Au sein du peloton des favoris où Alaphilippe tenait toujours le choc, c’est Bernal qui mettait une mine pour basculer au sommet avec un petit viatique.

Lucide et visiblement bien en jambes, Quintana s’en allait cueillir un succès prestigieux à Valloire, conservant une minute trente d’avance sur Bardet. Derrière, dans la lutte pour le maillot jaune, Bernal s’octroyait un bonus de 32 secondes, de quoi remonter à la 2e place d’un classement général toujours emmené par Alaphilippe.

Le Montluçonnais a certes souffert mais il est parvenu à préserver sa précieuse tunique avec brio.

L’homme du jour

Souvent moqué pour son attentisme, décevant plus souvent qu’il n’impressionne, Nairo Quintana a su saisir sa chance, sauvant d’ores et déjà un Tour mal embarqué puisqu’il décroche une étape de référence et se repositionne même en ordre utile au classement général.

L’attaquant du jour

C’était incontestablement le jour des Colombiens puisque l’entreprise de Bernal a, elle aussi, porté ses fruits. Son démarrage en vue du sommet du Galibier s’est révélé tranchant et payant. Désormais deuxième du général, il a repris l’ascendant sur son équipier Thomas.

Le Belge du jour

Il se disait peu à son aise dans ce genre d’étape de haute montagne mais, fidèle à son tempérament, Greg Van Avermaet a de nouveau pris part à l’échappée, prenant même les devants dans l’Izoard. À l’arrivée, un prix de la combativité qui n’est pas volé.

Le malchanceux du jour

Tim Wellens a tenté de défendre son maillot à pois en prenant l’échappée du jour. Les points récoltés au sommet du premier col n’auront pas suffi, le Limbourgeois coinçait dans l’Izoard, victime qui plus est de la concurrence de Romain Bardet, nettement plus à l’aise que lui dans la haute montagne.

Le chiffre du jour

101 km/h. La vitesse atteinte par l’Allemand Nils Politt dans la descente du col de Vars. Un record.

 
 
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