Alaphilippe après la 18e étape du Tour de France: «Je voulais absolument sauver mon maillot jaune»

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Le Français Julian Alaphilippe continue d’étonner sur les routes du Tour de France. Le coureur de l’équipe belge Deceuninck-Quick Step, peut-être le meilleur coureur de courses d’un jour, arbore toujours la tunique jaune du leader alors qu’il ne reste que trois étapes, dont deux dans les Alpes. Jeudi, il a perdu quelques mètres sur les favoris peu avant le sommet du Galibier avant de résorber son retard au prix d’une fantastique descente.

« J’ai tout donné et je suis encore en jaune, je peux être satisfait », a-t-il déclaré jeudi au terme des 208 kilomètres entre Embrun et Valloire. « Je savais que j’allais me faire attaquer et c’est ce qui s’est passé. Je me suis senti pas trop mal jusqu’à l’attaque de Bernal puis de Thomas. C’est ce qui a changé le cours des choses, mais je me suis accroché. »

Basculant avec quelques secondes de retard sur les favoris, il a ensuite fait parler ses qualités de descendeur. « J’ai fait une descente en prenant beaucoup de risques je pense qu’il était impossible d’aller plus vite, mais je voulais absolument sauver mon maillot. Voilà, c’est chose faite. Je perds un peu de temps sur Bernal, mais ça aurait pu être bien pire, quand on voit comment s’est déroulée l’étape : c’était tout le temps à bloc », a ponctué Alaphilippe, qui compte 1 : 30 d’avance sur le Colombien Egan Bernal et 1 : 35 sur le Gallois Geraint Thomas, vainqueur sortant.

Un autre Français peut encore espérer l’emporter dimanche à Paris. En effet, Thibaut Pinot (Groupama-FDJ), impressionnant dans les Pyrénées, est 5e au général à 1 : 50. Il a cependant perdu une place jeudi suite à l’attaque de Bernal dans le Galibier. « Le bilan est moyen, je n’étais pas dans une grande journée », a-t-il avoué à l’arrivée. « Ces journées-là, il faut les passer. Il fallait suivre les meilleurs, mais on n’a pas réussi à suivre Bernal qui est très fort. Thomas a aussi fait une grosse attaque, on est revenu (sur lui) au sommet quand même. Maintenant, il y a deux arrivées au sommet, il se passera peut-être un petit peu plus de choses, j’espère avoir de meilleures sensations. Movistar était très fort, on s’en doutait. Entre Ineos et Movistar, il y a moyen d’y avoir beaucoup de mouvement. »

 
 
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