Kris Van Dijck reste bourgmestre de Dessel

Kris Van Dijck
Kris Van Dijck - Belga

L’opposition de Dessel (province d’Anvers) n’a pas demandé jeudi la démission du bourgmestre de la commune Kris Van Dijck lors d’un conseil communal qui s’est déroulé à huis clos. Elle a souhaité le questionner sur le dossier de faillite douteuse impliquant une prostituée, ainsi que pour sa conduite en état d’ivresse. La N-VA a la majorité absolue à Dessel.

Le parti local D&W a demandé une réunion supplémentaire du conseil communal après les révélations sur l’ex-président du parlement flamand Kris Van Dijck. M. Van Dijck avait démissionné le 11 juillet dernier, pratiquement en pleine cérémonie officielle de la fête de la Communauté flamande à Bruxelles. Il venait d’être mis en cause, le même jour, par le magazine à sensation ’P-Magazine’ pour avoir sollicité l’ex-ministre fédéral de l’Emploi, Kris Peeters, dans un dossier de faillite douteuse impliquant une prostituée. Par ailleurs, peu de temps avant, le 7 juillet, il provoquait un accident alors qu’il revenait d’une soirée en état d’ivresse.

« Nous voulons plus d’informations sur l’accident qu’il a provoqué sous l’influence de l’alcool », a indiqué Dirk Melis du parti D&W avant le début de la séance. « Après tout, Van Dijck est président de la zone de police, il devrait peut-être laisser cette fonction à un autre bourgmestre. »

En outre, le D&W souhaitait poser des questions sur les courriels que Van Dijck aurait envoyé dans le cadre de l’affaire qui le lie à une prostituée, dans laquelle il nie toute implication. « Les mails publiés sont signés en tant que bourgmestre. Il implique donc également la commune. »

Le conseil communal a duré à peine vingt minutes. « Nous avons reçu des réponses limitées », a réagi Dirk Melis.

Kris Van Dijck n’a fait aucune déclaration à sa sortie. Selon Michel Meeus, président du conseil communal, l’atmosphère était tendue pendant la session. Le représentant du CD&V précise toutefois qu’« en tant que commune, nous n’avons rien à dire sur ces faits. » « Laissez le tribunal faire son travail d’abord », a-t-il conclu.

 
 
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