Deux mois après les élections, PS et N-VA se parlent

Bart De Wever et Elio Di Rupo
Bart De Wever et Elio Di Rupo - Belga

Les deux informateurs ont réuni les présidents de sept partis francophones et néerlandophones pour explorer la possibilité de former une majorité au fédéral.

Outre la N-VA et le PS, les participants sont le SP.A, le MR, le VLD, le CD&V et Groen. Les médias présents ont pu constater l’arrivée du président du PS, Elio Di Rupo, qui a été suivi par Paul Magnette, le président du MR, Charles Michel, accompagné de Sophie Wilmès, le président de la N-VA, Bart De Wever accompagné des députés Jan Jambon et Theo Francken, ainsi que la présidente de l’Open Vld Gwendolyn Rutten, accompagnée du Vice-Premier ministre Alexander de Croo, du président du CD&V Wouter Beeke, du président du SP.A, John Crombez, accompagné de la cheffe de groupe SP.A à la Chambre, Meyriame Kitir, de la présidente de Groen, Meyrem Almaci, accompagnée du chef de groupe Ecolo-Groen à la Chambre, Kristof Calvo.

Une divergence entre les verts

Surprise : les écologistes francophones n’y sont pas. Il existe une divergence d’appréciation entre les verts francophones et flamands, qui forment pourtant un seul groupe au Parlement fédéral. Chez Groen, on indique être présent à la réunion « pour écouter », sans que cela ne doive être lu comme un premier pas vers une coalition. Chez Ecolo, le ton est plus ferme : « Tout nous oppose à la N-VA : vision de société, méthodes, priorités, etc. Nous considérons qu’il n’y a pas la moindre option pouvant associer notre parti à la N-VA. Discuter avec eux autour d’une note pouvant servir de base aux futures discussions de préformation dans la perspective d’une formule majoritaire associant Ecolo et la N-VA n’a dès lors aucun sens. », indique le co-président, Jean-Marc Nollet. Les deux partis assurent toutefois qu’ils prendront attitude ensemble pour une éventuelle participation gouvernementale.

Cette réunion marque un cap symbolique : PS et N-VA se sont pour la première fois assis à la même table. Ce n’est qu’un premier contact, dont personne n’attend monts et merveilles, mais cela pourrait suffire à convaincre le Palais de prolonger, ce lundi, la mission des informateurs pour se diriger vers une négociation gouvernementale plus concrète. Mais les points de divergence entre partis restent tels que personne ne voit advenir un gouvernement fédéral à court terme.

 
 
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