Etats-Unis: «Je suis la personne la moins raciste du monde», affirme Donald Trump

Etats-Unis: «Je suis la personne la moins raciste du monde», affirme Donald Trump
EPA

Le président américain Donald Trump s’est défendu mardi des accusations de racisme à son encontre après ses attaques répétées des derniers jours contre un pasteur et un élu noirs et la ville de Baltimore.

► Trump accusé de racisme après des attaques contre un élu noir

«Je suis la personne la moins raciste au monde», a-t-il déclaré à des journalistes depuis les jardins de la Maison Blanche.

«Aucun autre président n’a fait autant que moi pour les Afro-Américains», a-t-il avancé en soulignant que le chômage des Noirs n’avait «jamais été aussi bas dans l’histoire» des Etats-Unis.

Accusé de mener une «campagne de haine», Donald Trump se défend

Trump s’en est pris violemment ce week-end à l’élu démocrate de Baltimore Elijah Cummings, qualifiant sa circonscription de lieu «dégoûtant infesté de rats», et d’«endroit très dangereux et sale» où «aucun être humain ne voudrait vivre».

Le président assure avoir reçu de nombreux appels de «la communauté afro-américaine» pour le «remercier de (son) implication» sur le sujet et le féliciter que «quelqu’un dise enfin la vérité».

Il a également accusé lundi le révérend Al Sharpton, figure du mouvement de défense des droits des Noirs, d’être un «escroc» qui «déteste les Blancs et les policiers».

«Je m’entendais bien avec Al Sharpton. Maintenant, c’est un raciste», a insisté mardi Trump.

Le milliardaire républicain avait déjà affirmé mi-juillet qu’il n’y avait pas «une once de racisme» en lui après avoir invité quatre élues démocrates issues de minorités à «retourner» dans leur pays d’origine.

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. ©AFP

    Nafissatou Thiam au «Soir»: «L’athlète parfait n’existe pas»

  2. Jean Faniel, docteur en sciences politiques, est directeur général du CRISP.

    Une guéguerre entre constitutionnalistes comme entre politiques?

  3. A la veille du G7 qui se tiendra à Biarritz, le président français à reçu son homologue russe au fort de Brégançon. La Russie étant exclue du G7 en raison de la crise urkrainienne.

    G7: Emmanuel Macron veut réinventer «cette Europe qui va de Lisbonne à Vladivostok»

Chroniques
  • Lettre d’Europe: le «Vieux Monde» a encore son mot à dire, non?

    L’Union européenne est à cran. Elle émerge à peine de dix ans de crise et de croissance larvée et fait face à un ralentissement économique. Les Européens regardent, médusés, le bras de fer commercial entre Washington et Pékin – et le chaud et froid que souffle l’hôte de la Maison-Blanche. Voilà qui ne fait pas notre affaire. Logique. Tout ce qui peut entraver la croissance du commerce international est perçu, de ce côté-ci de l’Atlantique, comme une (autre) menace quasi-existentielle, qui s’ajoute à la perspective d’un Brexit sans accord et d’élections anticipées en Italie, qui pourraient donner les « pleins pouvoirs » à la Ligue et à son patron Matteo Salvini.

    On aime d’autant plus détester M. Trump qu’il n’a guère d’égards pour ses « alliés » européens. Il laisse toujours planer la menace de droits de douane sur les voitures allemandes et a prévenu que l’assouplissement de la politique monétaire européenne,...

    Lire la suite

  • Au Pukkelpop, le drapeau qui met le feu. Dangereux...

    Suite à la proposition faite par la N-VA au prochain gouvernement flamand d’établir un « canon » de l’identité flamande, des historiens du nord du pays ont dénoncé une mauvaise manière d’enseigner l’histoire. Il faudrait plutôt, affirmaient-ils, expliquer aux jeunes que l’histoire est une construction qui est déterminée par les questions que l’on pose au passé. Ce serait encore mieux si ces questions étaient posées par les élèves....

    Lire la suite