Disparition du Traité INF: Didier Reynders déplore sa disparition

Didier Reynders
Didier Reynders - Belga

Le ministre des Affaires étrangères et de la Défense Didier Reynders a déploré vendredi la disparition du Traité sur les armes nucléaires de portée intermédiaire (INF). La Russie a en effet annoncé en matinée la fin du traité, tandis que les Etats-Unis avaient annoncé leur sortie la veille. Didier Reynders appelle les deux pays à prendre des initiatives menant à une réduction de leurs arsenaux nucléaires, portant sur tous les types de système d’armes, ainsi qu’à proroger le traité New START au-delà de 2021.

« Malheureusement, la Russie n’a pas répondu aux appels internationaux répétés lui demandant de reprendre l’exécution de ses obligations découlant du traité. C’est cela qui conduit aujourd’hui à la dissolution du traité », affirme M. Reynders.

« En tant que membre de l’Otan, la Belgique souligne l’importance majeure de la maîtrise des armes nucléaires et du désarmement nucléaire, éléments essentiels de notre sécurité internationale. Une nouvelle course aux armements n’est dans l’intérêt de personne », selon le ministre.

M. Reynders souligne dès lors l’importance pour Washington et Moscou de mener « un dialogue constructif et (de) s’accorder sur des mesures de stabilisation ».

Par ailleurs, il appelle au prolongement au-delà de sa date d’expiration actuelle en 2021, du traité New START sur les armes nucléaires stratégiques déployées. « Les États-Unis et la Russie doivent mener un dialogue actif à ce sujet », indique encore le ministre de la Défense et des Affaires étrangères.

Les deux puissances s’accusent mutuellement

Les Etats-Unis accusent Moscou d’avoir violé le traité durant des années, ouvrant la voie à une nouvelle course aux armements dirigée contre la Russie, mais surtout contre la Chine.

Le 1er février, les Etats-Unis avaient lancé la procédure de retrait de cet accord bilatéral signé pendant la Guerre froide, procédure qui s’étend sur six mois.

Le président russe Vladimir Poutine a ratifié le 3 juillet dernier la suspension de la participation de la Russie et faute d’évolution, le retrait des deux pays provoque la fin du traité INF, qui, en abolissant l’usage de toute une série de missiles d’une portée variant de 500 à 5.500 km, avait permis l’élimination d’environ 2.700 missiles – les SS-20 soviétiques et les missiles balistiques Pershing II et de croisière Griffon américains déployés notamment en Belgique.

 
 
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