Contrôle des armes nucléaires : l’Europe sur le qui-vive

Le n°1 de l’Otan, Jens Stoltenberg qualifie la proposition des Russes de «
risible
».
Le n°1 de l’Otan, Jens Stoltenberg qualifie la proposition des Russes de « risible ». - AFP

C’était cousu de fil blanc. La mort définitive du traité de désarmement américano-soviétique FNI (Forces nucléaires à portée intermédiaire) de 1987 portant sur les missiles à portée intermédiaire a suscité vendredi des accusations croisées. Sur le mode : « C’est pas moi ; c’est toi ». Les Etats-Unis qui, avec l’ensemble des alliés de l’Otan, assurent avec aplomb que la Russie viole depuis plusieurs années ce dispositif et déploie de nouveaux missiles, a renvoyé « l’entière responsabilité de la disparition du traité » à la Russie. Moscou, de son côté, dénonce une « campagne de propagande », et accuse Washington d’avoir commencé le travail de sape, pour « s’affranchir des restrictions » imposées par ce pilier de l’architecture de sécurité en Europe. Le Traité avait conduit en trois ans à la destruction de tous les missiles terrestres soviétiques et américains, d’une portée de 500 à 5.500 km, déployés en Europe.

Inquiétudes

La proposition de « moratoire » avancée par Moscou a évidemment été qualifiée de « risible » par le nº1 de l’Otan Stoltenberg, puisqu’il n’y a « aucun nouveau missile US en Europe mais de plus en plus de missiles russes ». L’Alliance va peaufiner sa riposte, qui sera conventionnelle – gageons que l’unité des Alliés sera mise à épreuve lorsqu’il s’agira de préciser quels moyens seront déployés et où. Et cette riposte entraînera celle… de Moscou, ont déjà menacé les Affaires étrangères russes. Bref, les deux puissances se toisent, avec la Chine en ligne de mire, et l’Union européenne s’inquiète d’une possible « nouvelle course aux armements ». L’UE « encourage » donc les Etats-Unis et la Russie à « chercher de nouvelles réductions de leurs arsenaux » nucléaires. Mais comme sœur Anne, l’UE ne voit pour l’instant rien venir…

 
 
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