20 morts dans une fusillade à caractère vraisemblablement raciste au Texas: ce que l’on sait de l’assaillant

20 morts dans une fusillade à caractère vraisemblablement raciste au Texas: ce que l’on sait de l’assaillant

Un tireur a semé la mort samedi dans un centre commercial d’El Paso au Texas, dans le sud des Etats-Unis, où il a tué 20 personnes venues faire leurs courses avant d’être interpellé et placé en garde à vue par la police qui soupçonne un crime à caractère raciste.

La fusillade, survenue aux abords d’un hypermarché Walmart prisé de la communauté hispanique, a également fait 26 blessés, dont certains se trouvaient dans un état critique.

► Les médias américains diffusent des vidéos de l’intérieur du supermarché

La police a placé en garde à vue un homme blanc de 21 ans et enquête sur un possible motif « haineux », ce qui aux Etats-Unis désigne les attaques motivées par l’origine, la religion, ou encore l’orientation sexuelle des victimes.

Un manifeste dénonce « l’invasion hispanique »

Un manifeste, attribué au tireur et circulant sur internet, dénonce notamment « une invasion hispanique du Texas » et fait référence à la tuerie commise par un suprémaciste blanc dans des mosquées de Christchurch en Nouvelle-Zélande (51 morts, le 15 mars).

« Actuellement, nous avons un manifeste de cet individu qui indique qu’à un certain degré il a un lien avec un potentiel crime haineux », a déclaré le chef de la police d’El Paso Greg Allen au cours d’une conférence de presse.

« Ce manifeste transpire le racisme, l’intolérance et la division », a commenté de son côté Veronica Escobar, originaire d’El Paso, élue du Texas au Congrès américain. « Historiquement, El Paso est une communauté très sûre. Nous sommes en sécurité depuis des décennies et nous continuerons à l’être ».

Le tireur s’est rendu à la police

D’après certains médias, le tireur s’appelle Patrick Crusius. Il est originaire d’Allen, près de Dallas, à neuf heures de voiture d’El Paso, et s’est rendu à la police après le massacre.

Sur une capture d’écran de caméra de surveillance, on le voit entrer dans l’hypermarché armé d’un fusil, les oreilles couvertes d’un casque anti-bruit. Le magasin venait de mettre en vente des fournitures scolaires avant la rentrée.

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. Face au vote des députés, Boris Johnson a renvoyé la patate chaude aux Européens.

    Brexit: suite au prochain épisode…

  2. Vladimi Poutine accueillant son homologue turc, Recep Tayyip Erdogan, mardi à Sotchi
: «
La situation dans la région est très grave
» a rappelé le président russe.

    Poutine et Erdogan s’accordent pour renforcer la présence russe en Syrie

  3. FRANCE-LEONARDO-DA-VINCI-EXHIBITION

    Le Louvre met à l’honneur le vrai Léonard de Vinci

La chronique
  • Michel Barnier, missionnaire et poil à gratter: une personnalité qui contraste avec Boris Johnson

    Par Marc Roche

    Dans un coin de ma mémoire de chroniqueur du Brexit, une petite information mise de côté en sachant qu’elle sera utilisée un jour. La nouvelle Présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a nommé Michel Barnier à la tête d’une « task force Royaume-Uni » chargée de la finalisation de l’Article 50 de sortie, de la préparation d’un no deal et de la négociation du futur accord commercial entre l’Union européenne et le Royaume-Uni.

    Dans le chaos actuel du processus du Brexit, cette nouvelle a fait l’effet d’un « vent » dans une assemblée de trappistes : déplorable mais sans importance. Le Premier ministre, Boris Johnson, a en effet d’autres chats à fouetter que de se préoccuper de la nouvelle mission qui serait attribuée, après la ratification de l’accord scellé entre Londres et Bruxelles, à celui qui est considéré par les Brexiteurs comme l’ennemi public numéro un.

    De solides inimitiés...

    Lire la suite

  • Une réforme des pensions doit être socialement acceptable

    Les hommes politiques se trompent parfois (pardonnez l’euphémisme). Après tout, ils sont faits du même bois que nous. Mais quand ils annoncent qu’il faut réformer notre système de pensions, ils ont raison.

    Tout a changé

    Notre premier pilier de pensions s’est construit au lendemain du dernier conflit mondial. La période des « Trente glorieuses » lui a donné sa solidité, en même temps que le « Baby-boom...

    Lire la suite