Fusillade à Dayton: la réaction de la police a évité un bilan beaucoup plus lourd

Tout en pleurant les victimes de la tuerie survenue dans la nuit de samedi à dimanche, la ville de Dayton, dans l’Ohio, est reconnaissante à la police de la rapidité de son intervention, qui a évité un bilan bien plus lourd encore.

L’auteur de la tuerie, Connor Betts, 24 ans, est parvenu à tuer neuf personnes et à en blesser plus de 20 en tirant avec un fusil d’assaut dans un quartier festif peu après 01h00 heure locale (05h00 GMT).

Mais moins d’une minute après avoir ouvert le feu, il a été abattu par des policiers qui se sont précipités sur place alors qu’ils étaient en patrouille.

«Bien qu’aujourd’hui soit un jour terriblement triste pour notre ville, je suis admirative devant la réaction rapide de la police de Dayton, qui a littéralement sauvé des centaines de vies», a déclaré Nan Whaley, la maire de cette ville du nord-est des Etats-Unis.

C’est ce qu’a relevé aussi le président Donald Trump. «Pensez aux dégâts qu’il a faits dans un temps aussi court», a-t-il déclaré. «Ç’a été horrible, mais ça aurait pu être tellement pire».

Après El Paso et Dayton, 531 personnes sont mortes lors de fusillades de masse aux États-Unis en 2019

La police a indiqué que des agents effectuaient une patrouille de routine à Oregon, un quartier historique réputé pour ses bars, ses restaurants et ses cinémas, lorsque Connor Betts a ouvert le feu.

Le motif de la tuerie n’est pas encore connu, mais il ne s’agit pas d’un acte de violence commis au hasard: Betts était équipé d’un gilet pare-balles et d’un chargeur de 100 cartouches qui lui permettait de tirer pendant une longue durée sans avoir à recharger son arme. Il portait par ailleurs un masque.

Treize heures plus tôt, une fusillade similaire au Texas

A El Paso, le tireur est originaire d’Allen, près de Dallas à ouvert le feu à El Paso, dans le sud des Etats-Unis et a fait 20 morts et 26 blessés. Il a été inculpé pour meurtre, a déclaré dimanche un responsable de la police locale.

Trump après les fusillades d’El Paso et de Dayton: «Il n’y a pas de place pour la haine dans notre pays»

Le tireur est un homme blanc de 21 ans qui s’était rendu après son carnage. Les autorités fédérales ont dit qu’elles souhaitaient requérir la peine de mort à l’encontre de cet homme soupçonné d’avoir été motivé par une haine envers les Hispaniques.

 
 
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