Bienvenue en Wallonie: Waterloo, où l’on entre dans l’Histoire

La bataille de Waterloo a marqué les esprits
: on compte aujourd’hui 124 «
Waterloo
» de par le monde.
La bataille de Waterloo a marqué les esprits : on compte aujourd’hui 124 « Waterloo » de par le monde. - BRUNO DALIMONTE.

La chanson d’Abba est encore dans toutes les oreilles. Elle nous invite à faire face. Face à la défaite qui s’est transformée en victoire. Face au destin d’une Europe politique telle que nous la connaissons aujourd’hui et qui s’est forgée lentement au lendemain d’une bataille qui portera à jamais le nom d’une cité où une ancienne auberge fut occupée par le vainqueur.

Waterloo, c’est la cité où l’on entre dans l’Histoire. Avec un nom qui a tant marqué que des anciens militaires du 18 juin 1815 lui donnèrent le nom en revenant dans leur pays. On compte aujourd’hui 124 « Waterloo » de par le monde. Plus que le nombre de nationalités, à savoir 111, qui sont recensées dans la localité de 30.000 âmes qui ont trouvé leur jardin dans 2.102 hectares, ce qui fait de la localité une des plus denses en termes d’habitants du Brabant wallon.

Les habitants peuvent même se targuer de faire partie de la dernière principauté encore active en Belgique, avec Sa Grâce Charles Wellesley, 9e duc de Wellington et prince de Waterloo. Comme le dit la chanson, « le livre d’histoire sur l’étagère se répète toujours »…

Royal syndicat d’initiative de Waterloo, 218, chaussée de Bruxelles. Tél. : 02-352 09 10.

Se balader

On aurait largement pu vous conseiller d’aller vous promener au bois des Bruyères, véritable poumon vert de la localité, avec le bassin bucolique du Chenois en contrebas qui n’est pourtant qu’un simple bassin d’orage. On aurait également pu vous conseiller une visite du centre de Waterloo à l’occasion d’une promenade sculpturale vous amenant à contempler toutes les œuvres d’art qui égaient les passants. Mais autant être original avec cette promenade, à pied ou à vélo, qui démarre du parking de la Chapelle Musicale Reine Elisabeth et qui se prolonge le long du… ring 0. C’est vrai que cela surprend de côtoyer un bon moment le flot incessant de véhicules, mais on frôle surtout le mur d’enceinte – bien tagué – du château d’Argenteuil, l’ancienne propriété du roi Léopold III. On arrive ainsi à Derscheid et dans la forêt de Soignes, où la balade est libre. On peut même continuer son chemin jusqu’à Bruxelles, pourquoi pas ?

Waterloo en photos

Manger

Plus de quatre-vingts restaurants sont recensés dans la cité du Lion. Et il n’y en a pas un par nationalité représentée. Par contre, il manquait depuis des années un restaurant marocain, qui ne désemplit pas depuis son ouverture. Il est vrai que le « Warrakech », installé dans le centre, rue Théophile Delbar, manie à la fois le jeu de mots entre Waterloo et Marrakech et une cuisine préparée selon les règles de l’art culinaire oriental. Du couscous de poulet au tajine de kefta, les amateurs y trouveront leur compte. Même le midi avec le plat du jour. Sans oublier une formule de plats à emporter. Le tout, dans une ambiance et un décor digne de là-bas, voire sous une tente berbère lorsque le temps s’y prête. Après les congés, les lieux rouvriront le 20 août, tandis qu’en septembre, tant la demande est importante, ils seront ouverts même le dimanche.

Visiter

La tente se dresse dans la pièce arrière du musée. Pour peu, on verrait Napoléon en sortir. On découvre tout de suite le luxe impérial qui régnait en campagne. Une manière de faire comme si on était toujours aux Tuileries, comme en témoignent par exemple les assiettes du service particulier de l’Empereur. Et ce lit de camp pliant, véritable bijou dont il n’existe plus que quelques exemplaires ! Quitte à entrer dans l’Histoire, un passage par le Musée Wellington est plus que nécessaire jusqu’au premier septembre. Les lieux accueillent, en effet, à l’occasion du 250e anniversaire de la naissance de Napoléon, une somptueuse exposition menée avec le Mobilier national français, la Fondation Napoléon et des collectionneurs belges. On peut même y admirer une assiette en argent aux armes de l’Empereur qu’un officier prussien a gravé du nom de Waterloo. Les enfants ne sont pas oubliés avec une chasse aux indices passionnante.

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous