La nouvelle fonction d’Olivier Maingain contrarie la Flandre: les partis flamands se sentent mis à l’écart

La nouvelle fonction d’Olivier Maingain contrarie la Flandre: les partis flamands se sentent mis à l’écart
Belga

Le président actuel de Défi, Olivier Maingain, pourrait devenir un « agent de liaison » entre les francophones des Régions bruxelloise wallonne et de la Fédération Wallonie-Bruxelles. La création prévue par l’exécutif bruxellois de ce nouveau poste laisse la Flandre sur le côté, déplorent plusieurs partis flamands, selon De Standaard.

« Inutile » : le MR et le CDH critiquent la nouvelle fonction d’Olivier Maingain au gouvernement bruxellois

Pour Cieltje Van Achter (N-VA), « renforcer les liens entre Bruxelles et les différentes communautés est une bonne idée, mais cela peut se faire de gouvernement à gouvernement. » Elle « ne voit donc pas l’intérêt » de créer un tel poste, indique-t-elle au média néerlandophone. La nationaliste flamande s’interroge également sur la légalité de cette fonction. Puisqu’Olivier Maingain ne compterait pas se limiter aux compétences relevant de la Cocof, mais envisagerait de s’intéresser à des matières régionales.

Il s’agit uniquement d’un lien entre francophones, « aucune proposition n’a été présentée afin de renforcer les liens avec la Flandre », insiste pour sa part Hendrik Vuye, ex-parlementaire nationaliste indépendant. « L’objectif est d’harmoniser la politique entre les Régions bruxelloise et wallonne, tandis que la Flandre reste à l’écart », regrette-t-il. Il souligne aussi le profil d’Olivier Maingain souvent décrié en Flandre : « un Francophone radical et anti-Flamand ».

Le Vlaams Belang et le CD&V considèrent également que la Flandre est mise de côté.

Un financement « indéterminé »

De plus, les partis flamands dénoncent le financement « indéterminé » d’une telle fonction. « Les contours de ce poste exercé à titre gratuit ne sont pas définitivement fixés », avait déclaré le ministre-président bruxellois Rudi Vervoort (PS) à L’Echo. « Mais la Cocof participera au financement de la petite équipe », avait précisé Olivier Maingain sans donner davantage de détails, si ce n’est qu’il souhaiterait être entouré par quelques collaborateurs.

La solidarité des Flamands envers Wallons et Bruxellois s’élève à 968 euros par an

Selon le Vlaams Belang, cette fonction, que le parti qualifie d’anti-flamande, serait carrément financée par les impôts que la Flandre verse à la Wallonie.

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. C’est Stéphane Moreau qui a obtenu le bonus et les indemnités de rétention les plus importants.

    Nethys: les managers devaient réduire leur salaire… ils ont touché 18 millions

  2. Pour Maxime Prévot, « il est J – 1 pour la Belgique ». Donc le CDH veut se mouiller, « pour un Etat juste et efficace ».

    Maxime Prévot au «Soir»: «Le CDH veut être un acteur de la solution et pas de la dissolution de ce pays»

  3. En matière d’emploi, Bernard Clerfayt (Défi) entend privilégier les mesures dont le rapport coût-efficacité est le meilleur.

    Bernard Clerfayt: «Actiris doit faire mieux»

La chronique
  • Voilà ce qui me rend triste, M. Jambon

    Mon premier souvenir ? Isabella’s room, définitivement. Un choc, une plongée en « flamanditude » dont je ne me suis jamais remise. Comme si chaque autre spectacle ou livre, ensuite, servait le besoin d’en reprendre, de me « refaire une ligne » de cette culture et de cette langue âpre qui soudain m’avait transpercée, comme trouvée. Des objets partout sur la scène, des langues mélangées, c’était baroque, c’était émouvant, c’était déjanté. Et puis il y avait Viviane De Muynck, d’une élégance folle sur ses hauts talons improbables, les seins généreux offerts au public et avec sa voix de basse pour achever le travail. C’était au Kaaitheater, et ce sera 15 ans plus tard, au Théâtre National : j’ai adoré alors l’idée que cette pièce culte pour les Flamands le devienne aussi pour les francophones.

    Le deuxième souvenir ? Toernee Generale assurément. Le journaliste culturel du Soir de l’époque, Laurent Ancion, nous avait amené deux directeurs de théâtre à Bruxelles qui faisaient, nous avait-il dit, « un truc formidable »...

    Lire la suite

  • Nethys: l’argent du mensonge et de la honte

    11,6 millions d’euros. On répète : 11,6 millions d’euros. Voilà donc le pactole de Stéphane Moreau. L’argent du mensonge et de la honte.

    Le mensonge ? Pas une fois, pas deux fois, mais un nombre incalculable de fois, le manager de Nethys, ses adjoints, des administrateurs du groupe, de son actionnaire Enodia et des hommes politiques se sont portés en faux contre les rumeurs qui disaient que les managers de Nethys avaient accepté in fine la baisse de leur salaire imposée par la...

    Lire la suite