Des associations réclament l’interdiction de l’abattage sans étourdissement à Bruxelles

Des associations réclament l’interdiction de l’abattage sans étourdissement à Bruxelles

Dix-sept associations demandent au nouveau gouvernement bruxellois et au parlement d’interdire l’abattage sans étourdissement en Région de Bruxelles-Capitale. Dans une lettre ouverte publiée vendredi, à deux jours de l’Aïd el-Kébir (Fête du sacrifice), Gaia, l’Union Professionnelle Vétérinaire et les autres organisations de défense des animaux réclament une méthode d’étourdissement appropriée «afin que les animaux sensibles souffrent le moins possible».

Les signataires de la lettre ouverte remarquent que le nouvel exécutif bruxellois, qui a prêté serment le 18 juillet dernier, ne fait pas «la moindre mention» de l’abattage sans étourdissement dans son accord de gouvernement.

«L’étourdissement obligatoire est le seul moyen d’épargner aux animaux des souffrances et une détresse sévères et prolongées, aussi inutiles qu’évitables techniquement», ajoute Michel Vandenbosch, président de GAIA. «Il est primordial que les élus bruxellois en prennent conscience et prouvent le sérieux qu’ils accordent au bien-être animal.»

Recours

Les associations citent 10 raisons d’interdire l’abattage sans étourdissement en Région de Bruxelles-Capitale. Elles soulignent notamment que ce type d’abattage est pratiqué quotidiennement à l’abattoir d’Anderlecht et que la Cour européenne de Justice au Luxembourg a reconnu que les animaux souffrent davantage lorsqu’ils sont abattus en pleine conscience.

Une interdiction absolue de l’abattage sans étourdissement a été adoptée en 2017 en Flandre et en Wallonie. Elle est entrée en vigueur le 1er janvier au nord du pays et le sera le 1er septembre au sud. Plusieurs organisations religieuses juives et musulmanes ont toutefois introduit un recours en annulation devant la Cour constitutionnelle.

 
 
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