Bienvenue en Wallonie: Huy, ville d’histoire nichée entre deux rives

Le fleuve a une place prépondérante dans le développement de Huy.
Le fleuve a une place prépondérante dans le développement de Huy. - Dominique Duchesnes

Avec environ 20.000 habitants, Huy est une petite ville où il fait bon vivre.Installée au confluent de La Meuse et du Hoyoux, cette cité mosane, dont l’implantation remonte à l’Antiquité, jouit d’un riche passé métallurgique et historique. Le fleuve y possède une place prépondérante. Chaque année, les nageurs effectuent sa traversée hivernale ou sautent dans ses eaux lors du Big Jump. Et en été, une croisière à bord du Val Mosan apporte une bouffée d’air frais.

Visiter Huy peut se faire en quelques heures mais la ville ne manque pas d’attrait pour ceux qui veulent y flâner un week-end. Boire un verre en terrasse sur la Grand-Place est un régal ! À côté des sites touristiques majeurs que sont Li Bassinia, le fort et la collégiale, Huy offre de nombreuses opportunités culturelles et sportives dont la Flèche wallonne, le rallye du Condroz ou son festival de jazz. En balade avec des enfants ? Le parc Mont Mosan est là.

Tous les sept ans, les festivités des Septennales, qui battent actuellement leur plein et connaissent un point d’orgue le 15 août lors de la foire annuelle, sont également un événement folklorique et religieux incontournable.

Les Caves Gourmandes pour manger

Situé au fond de la place Saint-Séverin, le restaurant Les Caves Gourmandes affiche avec simplicité sa carte en façade. Impossible d’observer l’intérieur de l’établissement depuis la placette. Il vous faudra descendre une volée de marches pour pénétrer dans une ancienne cave à vin du XVIe  s. Le patron et chef Christophe Durand accueille ses clients avec simplicité et élégance depuis 2006. Il propose une carte allégée en plats mais raffinée et notamment composée de trois menus cuisinés avec des produits de saison, frais et, si possible, locaux.

Avec des menus allant de 37 à 47 €, Les Caves Gourmandes se veulent accessibles à toutes les bourses et brassent un public large. Afin de coller au mieux à l’évolution des saisons, le chef, adepte de la cuisine intuitive, change mensuellement son menu et sa carte tous les deux mois. Le restaurant sert également de galerie d’art en mettant en valeur des artistes locaux. Et en 2016, le patron a ouvert un service traiteur, La Boutique Gourmande.

La collégiale Notre-Dame, à visiter absolulment

Impossible de faire une escale à Huy sans visiter la collégiale Notre-Dame et Saint-Domitien. Située rive droite, l’édifice religieux se dresse majestueusement en bord de Meuse et attire tous les regards. Construite entre 1311 et 1536, la collégiale allie avec élégance le gothique rayonnant et flamboyant.

Classée au patrimoine exceptionnel de Wallonie, on comprend rapidement qu’elle ne galvaude pas son titre lorsque l’on pénètre dans la bâtisse pour se laisser imprégner par sa spiritualité et sa magnificence. Mais ce qui en fait surtout la fierté des Hutois est Li Rondia. Située sur la tour occidentale, cette rosace est l’une des quatre merveilles de Huy et la plus grande rosace en gothique rayonnant de Wallonie.

La collégiale abrite également le trésor. Installé dans l’ancienne crypte romane, il est composé de joyaux d’orfèvrerie dont les châsses de saint Domitien et saint Mengold. Et si vous avez encore un peu de temps, allez contempler le portail du Bethléem qui se dresse derrière l’édifice.

Que visiter ?

L’Office du Tourisme de Huy met à disposition des visiteurs une carte de la ville suggérant une balade s’aventurant sur les rives droite et gauche de la Meuse. D’environ 3 km, cette dernière propose de passer par une trentaine de points clés.

La partie la plus pittoresque de la balade est sans conteste celle du Vieux Huy, avec ses ruelles pavées à l’ancienne et ses murs en moellons. Plusieurs bâtiments emblématiques se regroupent dans cet hyper-centre. Avec la disparition des voitures suite à sa restauration, la place Verte confinée derrière l’hôtel de ville a retrouvé son charme d’antan. Elle regroupe notamment l’église désacralisée Saint-Mengold, son ancien presbytère et la maison Nokin. À proximité se situent la maison près la Tour, celle du Gouverneur et le couvent des Frères Mineurs qui abrite notamment le musée communal.

Si vous ne souhaitez pas faire la balade librement, vous pouvez demander à être accompagné d’un guide. Il vous en coûtera 50 euros pour une heure, 60 euros pour 2 h et 70 euros pour 3 h.

Office du Tourisme : quai de Namur 1 – 085/21.29.15 – tourisme.huy.be.

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. PHOTONEWS_10722386-053

    La taxe de congestion divise un gouvernement bruxellois en pré-campagne électorale

  2. Caroline Désir, ministre de l’Enseignement.

    Coronavirus: calme, vigilance et hygiène seront de mise dans les écoles pour la rentrée lundi

  3. d-20200129-3YKG2R 2020-01-29 15:26:34

    Brexit: l’Irlande a-t-elle crié victoire trop vite?

La chronique
  • La fable du matoufé et du guacamole

    L’hiver est là et il nous donne une bonne raison de manger des plats que les diététiciens réprouvent. Vous connaissez sans doute le matoufé, cette omelette généreuse enrichie de lardons, de farine et de lait. Une préparation « émouvante par sa simplicité », s’en émerveille la Royale Confrérie du Matoufé de Marche-en-Famenne, où je suis né. Mon père m’en avait légué la recette un jour où il pensait sérieusement à sa postérité.

    Posés sur les tranches du pain croustillant tout juste sorti du four à bois de ma mère, ces œufs brouillés étaient une partie de mon « chez moi ». Avec le sanglier « qui a une longueur d’avance », l’eau ferrugineuse des pouhons célébrés par Guillaume Apollinaire et les anecdotes que mon père puisait dans son livre culte, Dure Ardenne, d’Arsène Soreil.

    J’ai parlé de ce plat, et je l’ai parfois même préparé, au gré de mes voyages. Il avait ce goût simple, rustique, rassurant, qui, dans toutes les cultures, évoque la chaleur du cocon familial, les grandes tablées après la moisson, le foot ou...

    Lire la suite

  • Les dangereuses conséquences politiques du coronavirus

    Le coronavirus est d’abord et avant tout un défi sanitaire mondial, évidemment. Avec un questionnement scientifique et la mise en place nécessaire de mesures à la fois fortes et proportionnées pour endiguer l’épidémie. Mais la maladie, qui est installée désormais au centre de l’attention de toute la planète, est, et de plus en plus, un révélateur démocratique. Quand on voit, de Rome à Paris en passant par Pékin, comment le virus s’invite sur la scène politique et les dégâts qu’il y fait, on s’inquiète autant, si pas plus, à ce propos que...

    Lire la suite