Crise à Hong Kong: l’aéroport annule tous les vols au départ

Crise à Hong Kong: l’aéroport annule tous les vols au départ
Reuters

Les autorités aéroportuaires de Hong Kong ont annulé tous les vols au départ de l’aéroport international ce mardi après que des manifestants pro-démocratie ont bloqué les terminaux pour la deuxième fois en deux jours, mais des vols continuaient d’atterrir et de décoller en fin d’après-midi.

Crise à Hong Kong : l’aéroport rouvert, mais la situation s’envenime

«Les opérations aux terminaux de l’aéroport international de Hong Kong ont été sérieusement perturbées en raison d’un rassemblement public», ont indiqué les autorités aéroportuaires dans un communiqué.

Les contestataires ont obstrué les allées menant aux zones d’embarquement des deux terminaux, mais des dizaines de passagers sont néanmoins parvenus à passer.

«Je soutiens votre cause (...) mais je dois aller voir ma famille», criait un homme entouré de manifestants vêtus de noir -la couleur emblématique du mouvement- qui l’empêchaient d’atteindre les contrôles de sécurité menant à la zone internationale.

Certains passagers affirment qu’on leur a dit de se rendre aux contrôles de sécurité du terminal 1 pour gagner ensuite le terminal 2 d’où partait leur vol. Mais ils sont tombés sur davantage encore de manifestants au terminal 1.

Ces derniers ont utilisé des chariots à bagages pour bloquer l’accès d’un ascenseur et d’un escalator descendant à la zone des contrôles de sécurité.

Ils ont ensuite formé une chaîne humaine, en se tenant par les coudes pour empêcher les passagers de passer.

Des voyageurs en colère ont tenté de forcer le passage, traitant les manifestants d’"égoïstes».

Hong Kong est le huitième aéroport international le plus fréquenté au monde, avec 74 millions de voyageurs en 2018.

Lundi, l’autorité aéroportuaire avait pris la décision rarissime d’annuler tous ses vols après que des milliers de manifestants pro-démocratie eurent envahi le hall des arrivées.

Les militants affluaient mardi après-midi à l’aéroport quelques heures à peine après que la cheffe de l’exécutif hongkongais pro-Pékin, Carrie Lam a mis en garde que leurs manifestations poussaient la ville sur « un chemin sans retour ».

 
 
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