Chlamydia: un vaccin est en cours de développement

Chaque année, 113 millions de personnes contractent la bactérie chlamydia. La maladie reste l’infection sexuellement transmissible la plus répondue en Belgique.
Chaque année, 113 millions de personnes contractent la bactérie chlamydia. La maladie reste l’infection sexuellement transmissible la plus répondue en Belgique. - Steve Parsons / PA

Pourra-t-on bientôt se vacciner contre la Chlamydia  ? Selon la revue The Lancet Infectious Diseases, le développement d’un vaccin contre cette infection sexuellement transmissible (IST) est sur la bonne voie. Une étude publiée ce mardi dans cette revue médicale révèle que des travaux préliminaires sur un vaccin ont donné des résultats encourageants. Les scientifiques ont en effet réussi à élaborer un vaccin « sûr et capable de provoquer une réponse immunitaire ». Néanmoins, le « chemin est encore long«  selon la revue. Car même si les résultats sont prometteurs, la recherche n’en est encore qu’à un stade très préliminaire. D’autres recherches seront en effet nécessaires «pour déterminer si la réponse immunitaire provoquée protège efficacement contre l’infection à chlamydia», selon l’étude.

Chaque année, 131 millions de personnes dans le monde contractent une infection à la bactérie chlamydia, selon des estimations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Si la chlamydia peut être combattue par un traitement antibiotique, une grande part de la population ignore être atteint de la maladie et ne se soigne pas. 70% des femmes et 50 % des hommes infectés ne ressentent en effet aucun symptôme et ignorent qu’ils ont contracté cette IST. La chlamydia est ainsi souvent qualifiée de « maladie silencieuse ».

En Belgique, la Chlamydia reste l’IST la plus fréquente et présente une hausse constante du nombre de cas diagnostiqués depuis 2013.

Hausse du nombre de cas d’infections à Chlamydia

Les femmes sont plus touchées par la maladie. Chez elles, une chlamydia non traitée peut se propager depuis le vagin vers l’utérus, et parfois les trompes. Elle provoque alors une maladie pelvienne infectieuse inflammatoire, et peut entraîner une infertilité. «Vu l'impact de cette épidémie sur la santé des femmes, sur la santé reproductive, sur la santé des enfants en cas de transmission (…), le besoin d'un vaccin est réel», estime l'un des auteurs de l'étude, le professeur Peter Andersen, de l'institut de recherche danois Statens Serum Institut.

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