La Belgique doit choisir le commissaire européen avant le 25 août: «Ce ne sera pas facile à tenir»

Marianne Thyssen est actuellement la commissaire européenne pour la Belgique.
Marianne Thyssen est actuellement la commissaire européenne pour la Belgique. - EPA

Le 25 août, le gouvernement est censé donner à l’Europe le nom de son commissaire européen. Oui mais voilà : il est en affaires courantes, minoritaire de surcroît, et la nouvelle équipe pas près d’être formée. Alors ? Alors, même si « au plus vite au mieux, sous peine de recevoir un portefeuille réduit », il nous revient que « la date du 25 août ne sera pas facile à tenir ». « Il était impossible de décider tant que la situation flamande n’était pas clarifiée… mais la clarification ne suffit pas », nous glisse-t-on.

MR, CD&V et VLD, ensemble au fédéral, et la N-VA, à la tête de la coalition flamande, pourraient s’entendre sur un nom. Mais ils ne représentent plus une majorité parlementaire. Elargir la discussion à l’opposition ne paraît pas davantage aisé, voire souhaité. Juridiquement en tout cas, rappelle le Pr Christian Behrendt (ULiège), puisque la Belgique a l’obligation de désigner son commissaire et que les affaires courantes supposent de gérer l’urgence, rien ne s’oppose à ce que le gouvernement minoritaire propose un candidat, sachant que c’est le Parlement européen qui le nommera officiellement.

Six Etats membres doivent encore désigner leur commissaire européen

Confirmée de justesse par le Parlement européen, l’Allemande Ursula von der Leyen travaille à la composition de sa nouvelle commission, un exercice «délicat» car elle doit composer avec les exigences des partis politiques pour obtenir leur investiture en octobre. Elle sera à la tête d’une équipe de 26 membres - et non plus 27 - en raison du divorce attendu le 31 octobre avec le Royaume-Uni, mais il lui manquait encore six candidats avant la pause du 15 août pour commencer à attribuer les portefeuilles.

La France, l’Italie, la Belgique, la Croatie, le Portugal et la Roumanie ont jusqu’au 26 août, date limite imposée par le Conseil européen, pour désigner leurs représentants.

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. Face au vote des députés, Boris Johnson a renvoyé la patate chaude aux Européens.

    Brexit: suite au prochain épisode…

  2. Pour l’heure, entre syndicats et patrons du secteur, la confiance est au plus bas. En attendant le personnel continue de trinquer.

    Pourquoi les blouses blanches arrêtent le travail ce jeudi

  3. Vladimi Poutine accueillant son homologue turc, Recep Tayyip Erdogan, mardi à Sotchi
: «
La situation dans la région est très grave
» a rappelé le président russe.

    Poutine et Erdogan s’accordent pour renforcer la présence russe en Syrie

La chronique
  • CD&V: Blanche-Neige et les Sept Nains

    Le CD&V est en grand désarroi. La preuve : pour succéder à Wouter Beke, l’ancien président des démocrates-chrétiens flamands, déjà sept candidats se sont présentés. La plupart d’entre eux sont bourgmestres.

    Ce n’est pas par hasard si le CD&V est toujours le plus grand parti au niveau local, avec plus de 120 bourgmestres sur 300 communes flamandes. Quelques candidats se singularisent : il y a par exemple le président des jeunes démocrates-chrétiens, Sammy Mahdi, toujours accompagné de son chien Pamuk. Ou il y a l’unique femme parmi eux, Katrien Partyka, la bourgmestre de Tirlemont, où le CD&V est devenu en 2014, pour la première fois dans l’histoire de la ville, le plus grand parti. Ou encore, il y a l’acteur bien connu parmi les sept : Walter De Donder, bourgmestre d’Affligem, qui gagne sa vie en jouant le rôle du lutin Plop dans la série pour enfants Le Lutin Plop. Et puis, il y avait les deux candidatures annoncées, celle de Pieter De Crem et celle d’Hendrik Bogaert, bien connus et plutôt à droite, mais qui in fine se sont abstenus....

    Lire la suite

  • Patients et soignants méritent mieux que cela

    Pour les uns – les patrons – il n’y a là rien d’autre qu’une espèce de paranoïa syndicale. Pour les autres – les syndicats – l’accord du non-marchand de 2017 a valeur exclusive d’avancée sociale à l’avantage du personnel. Entre les deux camps, la ministre en affaires courantes de la Santé publique compte les coups. Elle penche même, une fois n’est pas coutume, en faveur des travailleurs, assurant qu’infirmiers, sages-femmes, kinés, logopèdes, diététiciens – « tout le personnel soignant » en fait – doivent « recevoir la...

    Lire la suite