Jusqu’à 40% des consommateurs ont déjà été empêchés de payer par carte chez des petits commerçants

La lourdeur des frais bancaires pèse sur les petites structures.
La lourdeur des frais bancaires pèse sur les petites structures. - D.R

On le sait : la Belgique est en retard par rapport à ses voisins quant au paiement par carte bancaire. Plus de six transactions sur dix se font encore en cash dans notre pays. La situation s’améliore, puisque Wordline, le leader du marché, constate une augmentation de 12 % des règlements par carte au premier semestre 2019.

Le Belge aime sa carte mais paie toujours en cash (infographie)

Pourtant, quand on sonde les consommateurs, la situation reste compliquée chez les petits commerçants. D’une enquête d’opinion effectuée par iVox, il ressort que près de 40 % d’entre eux ont déjà été empêchés de payer par carte chez les commerçants. Et ce sont surtout dans les marchés, les cafés et les snacks que la situation s’est présentée. Les salons de coiffure arrivent juste derrière.

Quand on les interroge, les petits commerçants expliquent que la lourdeur des frais appliqués peut les pousser à se passer du paiement par carte. La loi leur permet de refuser ce type de règlement pour les transactions de moins de 10 euros. « Il y en a qui cachent leur terminal sous le comptoir, voire s’en débarrasse, » selon Christine Mattheeuws, présidente du syndicat neutre pour indépendants (SNI). « Je suis bien obligée d’en avoir un terminal de paiement pour les grosses sommes. Mais, dans l’absolu, je préférais m’en passer, » se plaint une gérante de librairie. « Mes marges bénéficiaires sur le tabac, les produits de loterie et les recharges téléphoniques sont si faibles que rétrocéder quelques centimes à l’opérateur de paiement sur chaque petite transaction est intenable. » L’Observatoire des prix souligne que le coût du paiement digital a diminué de 1,8 à 26 %. Encore insuffisant selon les commerçants.

Ces commerçants qui font de la résistance: notre dossier à lire sur Le Soir+

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. Pour 3,3 médecins partant à la retraite un seul est formé pour le remplacer.

    Ça se confirme: la Belgique va bien manquer de médecins généralistes

  2. Les passagers dans une gare de Wuhan sont passés au détecteur de température par infrarouge.

    Le nouvel an chinois en quarantaine pour endiguer le coronavirus

  3. © Mathieu Golinvaux.

    Arno à l’AB: un résumé parfait de ses 50 ans de carrière

La chronique
  • Les «informachins», Georges-Louis Bouchez et le prince Harry: les gagnants et les perdants de la semaine

    Les gagnants

    Ekaterini Sakellaropoulou

    Saluons ici comme il se doit la désignation par les députés du cru de la présidente de la Grèce. Une première dans un pays aux traditions très machistes, ont noté les observateurs de nombreux pays, dans le genre donneurs de leçons. On attend toujours la première présidente française ou américaine et chez nous, parlons-en : Sophie Wilmès se trouve bien dépourvue avec les affaires courantes.

    Christie Morreale

    Comme Ekaterini Sakellaropoulou, la socialiste wallonne fait avancer la cause des femmes. Voilà qu’on apprend en effet qu’elle a refusé une médaille de chevalier de l’Ordre de Léopold parce que la loi ne prévoit pas de distinguer une « chevalière », et que cela heurte ses convictions féministes. Pas mieux pour officier et officière ou...

    Lire la suite

  • Fume, c’est du belge…

    Avec sa profession de foi unitariste, Georges-Louis Bouchez vient de rendre un double service au Roi : le tout nouveau président du MR sert en effet d’un côté le core business royal en prônant un retour inespéré à la bonne vieille Belgique unitaire et, de l’autre, il donne au souverain une bonne raison de remercier deux informateurs qui pourraient revenir bredouilles au Palais. L’informateur royal vient en effet de s’égarer dans les pages du magazine Wilfried car un informateur, ça ne cause pas, ça négocie. Le jeune homme l’a...

    Lire la suite