Jean-Luc Crucke: «Le MR ne veut pas parler du confédéralisme»

Jean-Luc Crucke (MR)
Jean-Luc Crucke (MR) - Belga

Les libéraux francophones du MR refusent de parler du confédéralisme. Jean-Luc Crucke, vice-président national du parti, l’a répété clairement mercredi dans l’émission «De Ochtend» de Radio 1. Selon lui, des négociations sur le sujet seraient un pas vers la fin de la Belgique. «Celui qui veut cela, n’a qu’à déménager», martèle-t-il.

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Jean-Luc Crucke s’inscrit de cette manière dans la lignée des propos de sa camarade de parti, la ministre démissionnaire du Budget, Sophie Wilmès qui s’indignait mardi que l’ancien ministre-président bruxellois Charles Picqué (PS) «dise clairement que le PS est prêt à négocier le confédéralisme avec la N-VA». «Ce grand troc entre le PS et la N-VA est tout simplement inacceptable pour le MR», déclarait-elle dans les colonnes de la Dernière Heure.

Même s’il s’inscrit en droite ligne avec les propos de Sophie Wilmès, Jean-Luc Crucke laisse toutefois une ouverture pour des discussions sur des questions institutionnelles. «Il existe tellement de définitions du confédéralisme que la N-VA n’en a même pas. Nous devons certainement être en mesure de parler de possibilités de rendre le pays plus gérable à long terme». Mais, selon M. Crucke, il appartient d’abord aux plus grands partis de Flandre et de Wallonie - la N-VA et le PS - de s’asseoir autour de la table. «Sinon, on ne trouvera pas de solution».

Le président du sp.a, John Crombez, est d’accord sur ce dernier point. Dans l’émission Terzake de mardi soir, le socialiste flamand n’a pas exclu des discussions institutionnelles. Si le PS et la N-VA se mettent autour de la table, «le maintien du socle fédéral de la sécurité sociale sera certainement mis à l’ordre du jour. Mais si on veut parler de l’organisation du pays - que l’on appelle cela confédéralisme ou autre chose - il faudra qu’un grand parti le demande et il faudra aussi bien l’écouter».

Le SP.A se montre disponible pour des discussions mais ne prendra pas part à un gouvernement fédéral si sa participation n’est pas nécessaire pour arriver à une majorité, ajoute Crombez.

 
 
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