BSF: rencontre avec Mathieu, le vétéran nostalgique

Mathieu (à gauche) est venu pour passer les 5 jours du festival entourés d’amis.
Mathieu (à gauche) est venu pour passer les 5 jours du festival entourés d’amis. - Léa Dhaoui

La 18e édition du Brussels Summer Festival a débuté ce mercredi 14 août. Organisé en plein centre de Bruxelles, le festival présente de nombreux artistes aux univers variés. Au menu, ce vendredi 16 août : Hooverphonic, S.Pri Noir, Giorgio Moroder ou encore Gringe.

Mais qu’en est-il des festivaliers ? Nous avons croisé le chemin de Mathieu, 32 ans. Il a connu et participé à la première édition du BSF, en 2002, alors que le festival s’appelait encore « Eu’ritmix » et était gratuit. C’est en 2007 qu’« Eu’ritmix » a changé de nom pour devenir le Brussels Summer Festival.

En tant que vétéran de ce festival, comment percevez-vous son évolution ?

Je préférais quand le festival était gratuit et qu’il durait une dizaine de jours, bien évidemment. Je suis tout de même conscient des nombreuses contraintes qu’un festival, surtout en ville, peut engendrer aujourd’hui. Cela dit, je trouve que les tickets et les pass restent chers.

En ce qui concerne la programmation, êtes-vous satisfait ?

J’estime que la programmation était auparavant plus diversifiée, surtout en ce qui concerne les têtes d’affiches. Aujourd’hui, disons que ça sent un peu le réchauffé. Les genres musicaux se répètent de plus en plus à chaque édition.

Le Bruxellois de 32 ans se rend chaque année au BSF et a même participé à sa première édition, alors que le festival s’appelait encore «
Eu’ritmix
».
Le Bruxellois de 32 ans se rend chaque année au BSF et a même participé à sa première édition, alors que le festival s’appelait encore « Eu’ritmix ». - Léa Dhaoui

Pourquoi revenir chaque année, alors ?

Parce que l’ambiance est bonne. Si je reviens encore après toutes ces années, c’est surtout parce qu’il s’agit d’un festival urbain et parce qu’on habite Bruxelles, parce que c’est chez nous.

Si le festival se déroulait bien plus loin, vous n’iriez pas, en fait ?

Personnellement, non. Cela dit, mes amis et moi avons l’habitude de faire des festivals en campagne comme Werchter, Dour ou encore le Pukkelpop.

Du coup, au niveau de l’ambiance, le BSF est différent par rapport à d’autres festivals ?

Totalement. C’est une tout autre ambiance mais comme on est Bruxellois, on est entre nous. Ce qui fait qu’on croise facilement des amis, de la famille. Du coup, on n’a pas à se soucier de ramener du matériel pour le camping : on peut facilement rentrer chez nous en tram au moindre problème. Par ailleurs, quand un festival coûte plus de 200 € pour Werchter, on y va surtout pour l’affiche. Quand un festival est au prix du BSF, on y va plus pour l’ambiance.

 
 
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