Bienvenue en Wallonie: La Louvière, terre de surréalisme

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La Louvière a remporté la 8
e
 édition du concours EDEN, organisé tous les deux ans par la Commission européenne, sur le thème du tourisme culturel.
La Louvière a remporté la 8 e édition du concours EDEN, organisé tous les deux ans par la Commission européenne, sur le thème du tourisme culturel. - Bruno Dalimonte

La ferme « La Grande Louvière » fut construite sur le territoire de Saint-Vaast. En 1869, une loi spéciale décrète La Louvière comme commune distincte de Saint-Vaast, dont elle n’est qu’un hameau. La Louvière fête donc cette année ses 150 ans.

Cinquième ville de Wallonie en nombre d’habitants (81.000), la Cité des Loups compte quatre musées en centre-ville – le Centre de la gravure et de l’image imprimée, le Centre Daily-bul, le Centre Keramis et le Musée Ianchelevichi (MiLL) qui expose la plus grande collection de sculptures et de dessins du sculpteur roumain Idel Ianchelevici – et deux sites Unesco : le site minier du Bois-du-Luc et les ascenseurs hydrauliques du Canal du Centre. Forte aussi de son opéra urbain participatif « Décrocher la lune » et des synergies créatrices qui émergent entre ses différents acteurs culturels, La Louvière a remporté le concours EDEN, organisé tous les deux ans par la Commission européenne sur un thème bien précis. Pour sa 8e édition, le tourisme culturel, en l’occurrence.

La Louvière en images

La Louvière est aussi un des berceaux du surréalisme belge. En 1934, c’est là que naît « Rupture », le groupe surréaliste wallon fondé notamment par le poète Achille Chavée. En 1957, dans la mouvance du mouvement CoBrA et du surréalisme belge, André Balthazar, poète et éditeur, et Pol Bury, peintre et sculpteur, créent le Daily-Bul, à la fois pensée, revue et maison d’édition, pour emmener le public en dehors des sentiers battus de la littérature classique avec un zeste d’humour, un peu d’impertinence et une pincée de surréalisme…

MAISON DU TOURISME – Place Mansart, 21-22 – 7100 La Louvière – 064/26.15.00 – maisondutourisme@lalouviere.be -www.parcdescanauxetchateaux.be

Petit guide pour La Louvière

Par Caroline Dunski

Manger

Les bonnes tables ne manquent pas à La Louvière. A la rue Hamoir, on nous a recommandé La couscoussière, pour son jardin sympa, et le Drapeau Blanc, pour la vue, ou encore Le Grain de sel, très populaire parmi les gens de culture. Mais notre choix a finalement été guidé par la curiosité.

Il Passatore est un petit restaurant vite rempli, il est donc prudent de réserver, où on a découvert la piadina romagnola, une spécialité culinaire d’Emilie Romagne, sur la Riviera adriatique, plus précisément. Une galette rendue souple par la présence de lait dans les ingrédients. Plus de 60 versions, salées ou sucrées, de ce « pain du pauvre » composent la carte. Tartinées de Squacquerone di Romagna, les piadines sont garnies de légumes grillés, de fromages, de charcuteries… Un des classiques salés combine saucisse et oignons caramélisés. Un incontournable sucré s’enrichit de figues caramélisées, fournies par un petit producteur.

Petite information glanée à l’occasion du dernier Tour de France : le chef d’Il Passatore, Roberto Pelliconi, a été deux fois champion de cyclisme en Italie !

Rue Albert 1, 32, 7100 La Louvière

Se balader ?

Enfourcher son vélo et entamer la Grande Boucle, soit 21 kilomètres, ou 14 dans la version raccourcie, pour découvrir les trésors que recèlent les 11 communes de la Région du Centre. 26 points d’intérêts jalonnent un parcours entre ville et nature, au départ de la Maison du tourisme, en passant par les berges du Canal du Centre historique et les Etangs de Strépy. Dans cette réserve naturelle portant le label Natura 2000, il est possible de pique-niquer, de pêcher, de profiter d’une aire de jeux ou encore de déguster une petite restauration au Chalet des Etangs.

Si vous ne possédez pas de vélo, vous pouvez en louer un dans un des trois points de location, à la Maison du tourisme, à l’Ascenseur hydraulique nº3 ou encore au site minier de Bois-du-Luc.

La carte de la Grande Boucle peut être obtenue à la Maison du tourisme ou téléchargée sur le site internet. Enfin, grâce à l’application Hainaut Rando, à télécharger sur votre smartphone, le célèbre Freddy Tougaux devient votre guide particulier, ce qui promet une visite haute en couleurs.

Visiter

En plein centre-ville, entre la gare et l’Hôtel de Ville, aux pieds du très beau Centre Keramis, on découvre la Friche Boch, sur le site historique des Faïenceries du même nom. Mise à disposition de collectifs et associations dans le cadre d’un appel à projets unique en Wallonie, elle forme un lieu d’expérimentation jusqu’en janvier prochain. Un nouveau mode de « faire la ville », durable, collaboratif et partenarial, s’y développe.

Quand on s’y promène, en-dehors des moments de rendez-vous réguliers ou ponctuels et festifs, l’endroit peut sembler déserté. Mais, n’ayez pas peur d’emprunter les chemins qui traversent la friche, ni de vous adresser aux occupants des constructions légères et bizarres. Dans le FabLab du RecycLLab, ouvert les mercredis et vendredis de 10 à 18 heures, Alex et Nils vous aideront volontiers à utiliser des imprimantes 3D plastique et céramique, à graver à la fraiseuse numérique ou à créer des objets avec des plastiques issus des déchets ménagers.

Yourte, roulotte, « Tina » house et Zôme forment aussi un village d’habitations légères que l’on peut louer à la nuitée, pour pratiquer une forme alternative de tourisme.

www.imaginezvotreville.be

 
 
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