Jean-Paul Wahl (MR) sur la coalition fédérale: «Il faut sortir des exclusives, sinon ça n’ira jamais»

Jean-Paul Wahl (MR) sur la coalition fédérale: «Il faut sortir des exclusives, sinon ça n’ira jamais»

Ce week-end, quelques personnalités politiques se sont exprimées sur les négociations au niveau fédéral. Pour le PS, Laurette Onkelinx donnait de la voix dans l’Echo : « Un niet absolu ». « Cela ne sert à rien d’essayer. Même de parler. PS et N-VA sont incompatibles », martelait samedi la future présidente du PS bruxellois.

Autre son de cloche du côté de la N-VA. Theo Francken a appelé le PS dimanche à entamer des pourparlers avec la N-VA dans le cadre de la formation du gouvernement fédéral. « Elio Di Rupo et Bart De Wever sont des hommes intelligents. Si vous les mettez ensemble dans une même pièce, il en sortira quelque chose », indiquait-il sur VTM.

Et au MR, qu’en pense-t-on ?

« Les Belges ont voté. Que le résultat plaise ou pas, il y a des forces qui sont démocratiquement élues. Il faut sortir des exclusives, sinon ça n’ira jamais », déclare ce lundi matin Jean-Paul Wahl, président du MR au parlement wallon, au micro de Bel RTL. « Il faut arrêter de dire qu’on ne peut même pas s’asseoir avec quelqu’un d’autre. »

« Nous au MR, nous avons toujours exclu toute possibilité de négociations avec l’extrême gauche et l’extrême droite, avec le Vlaams Belang et le PTB, c’est hors de question en ce qui nous concerne, c’est une question de démocratie. Mais par contre, si l’on veut un gouvernement fédéral, on ne peut plus se permettre une crise de 500 et des jours, c’est impensable. Il faut que nous puissions trouver les solutions. Lorsque j’entends les exclusives des uns et des autres, on en sortira jamais », martèle le député libéral.

Avant de conclure, « j’espère que les formateurs royaux vont arriver à des solutions ».

En Wallonie

Les négociations ont débuté en Wallonie. « On entre dans le vif de sujets en espérant d’aboutir le plus vite possible », explique Jean-Paul Wahl. « On a besoin d’un gouvernement le plus rapidement possible parce qu’il y a des mesures à prendre et qui nécessites l’urgence. »

Les élections au sein d’Ecolo ne simplifient sans doute pas les choses, au niveau des négociations. « Nous n’excluons pas le fait qu’ils puissent quitter la table mais la décision appartient à Ecolo. L’élection interne à la coprésidence chez Ecolo risque d’avoir une influence sur les négociations qui vont avoir lieu. Mais le tout est de voir dans quelle mesure ». Pour Jean-Paul Wahl, il faut un gouvernement le plus fort possible, une majorité la plus forte possible pour la Wallonie, mais surtout, un gouvernement.

 
 
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