Un touriste français tué par un ours au Canada: des attaques rares mais médiatisées

Selon Gillian Sanders, les grizzlis ont plus tendance à faire face à une agression comparés aux ours noirs.
Selon Gillian Sanders, les grizzlis ont plus tendance à faire face à une agression comparés aux ours noirs. - Photo News

Julien était compositeur et preneur de son. Camille, elle, est biologiste et photographe. Le duo avait pour but de voyager dans ces terres éloignées et peu peuplées du Canada afin d’y réaliser une composition musicale et de capturer des photographies. L’attaque est survenue au petit matin : le grizzli a attrapé l’homme de 44 ans alors qu’il dormait dans sa tente et l’a emmené dans la forêt. Son amie avait alerté un groupe de voyageurs afin de déclencher une balise de détresse.

Dans la foulée, la Gendarmerie royale du Canada (GRC) avait été avertie du déclenchement de cette balise aux alentours de Tulita, proche du fleuve Mackenzie. Cette zone, très reculée, est seulement par voie aérienne ou maritime. La GRC a envoyé un hélicoptère afin d’entamer les recherches, le corps de Julien a été retrouvé dans l’après-midi.

Des attaques rares mais choquantes

Il n’est pas rare de retrouver des ursidés dans le Yukon et les Territoires du Nord-Ouest du Canada. Ainsi, les touristes les plus aventureux peuvent rencontrer sans difficulté des ours sauvages. Des rencontres qui peuvent se conclure par des blessures et, parfois, par des morts. En 2018, une femme et son bébé de dix mois perdaient la vie sous les coups d’un grizzli dans le Yukon. Dans un autre registre, il y a également le cas Timothy Treadwell, ce jeune américain et « ami des grizzlis ». Le jeune homme se rendait fréquemment en Alaska, dans Katmai National Park and Preserve afin d’y camper plusieurs semaines pour y côtoyer des grizzlis. Son aventure prendra fin en 2003 où il se fera happer par un ursidé et mourra sous les griffes de l’animal.

Malgré ces constats macabres, nos confrères de Radio Canada avaient interviewé Laura Ciarniello, chercheuse indépendante et spécialiste dans l’étude des ours noirs et des grizzlis. Elle indique que les attaques d’ours sont rarissimes : « Il est plus probable de mourir frappé par la foudre qu’être attaqué par un ours ». Gillian Sanders, elle, est coordinatrice de l’organisme Grizzly Bear Coexistence Solutions. Elle affirme que les grizzlis attaquent souvent de manière défensive : soit pour protéger leurs petits, soit pour défendre leur territoire ou une source de nourriture.

 
 
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