Vacances: ce que vous n’avez pas le droit de ramener de la plage (vidéo)

En fonction de votre destination, certains «
souvenirs
» peuvent vous coûter cher.
En fonction de votre destination, certains « souvenirs » peuvent vous coûter cher. - DR

Durant les vacances, les touristes pensent généralement à ramener des souvenirs de leur séjour. Si le geste part généralement d’une bonne intention, il peut s’avérer salé pour les vacanciers un peu trop gourmands de sable, coquillages et crustacés. Le Corriere della sera rapporte que le couple de vacanciers français, ayant empaqueté 40kg de sable blanc, a été arrêté à la douane italienne. Le sable blanc de Sardaigne est considéré comme un bien d’utilité publique. En voler, surtout en grande quantité, est considéré comme un délit.

Des sanctions…

A la côte belge, certains coquillages ne peuvent pas être ramassés. Il faut faire la distinction entre les coquillages morts, donc vides, qui peuvent être ramassés et les coquillages vivants. A Ostende, par exemple, le ramassage de coquillages vivants peut vous coûter jusqu’à 250 euros en cas de grosse fraude.

En France, la récolte de sable et de galets est interdite. Le Code de l’Environnement estime qu’il s’agit d’une atteinte au « domaine public maritime ». Dans la pratique, il est vrai que les autorités acceptent que des petites quantités de sable ou de galets soient collectées. Par contre, si de grandes quantités sont ramassées dans un but commercial, les amendes peuvent grimper jusqu’à 1500 euros.

Aux Seychelles, ou encore à l’île Maurice, la collecte de sable est interdite. Aux Galapagos, les sanctions peuvent aller jusqu’à des peines de prison.

… Pour mieux protéger la nature

Si ces sanctions existent, c’est non seulement pour éviter des reventes illégales, et souvent hors de prix, de ces souvenirs « naturels » mais également pour préserver la biodiversité des plages et d’autres milieux naturels. Comme l’expliquait Thierry Backeljau, chercheur à l’Institut royal des Sciences naturelles de Belgique, à nos confrères de la RTBF : « Notre Côte est déjà fort impactée par toutes les pressions humaines donc il est clair qu’il faut essayer de garder la nature le plus possible en son état naturel. »

Par exemple, en Crète, il existe une plage de sable rose. Il s’agit de la plage d’Elafonisi. En réalité, cette couleur atypique provient des coquilles de mollusques qui, lorsqu’elles se désagrègent, se mélangent avec le sable. Convoitée par les touristes pour sa beauté et la couleur de son sable, la plage grecque est lourdement surveillée par les autorités de l’île. Les sacs des touristes sont automatiquement vidés s’ils tentent de repartir avec cet or rose.

 
 
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